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J’ai eu le plaisir de participer à l’atelier organisé lors du dernier Congrès de l’ABF sur la cohabitation pas toujours simple entre les DSI et les bibliothécaires – je vous en parlais déjà dans ce billet.  Débat animé par le zhybride en chef  Franck Queyraud, et auquel participaient Christine Perrichon de l’extraordinaire Chermedia, Gaëtan Royer chef de projet à la DSI du CG du Haut Rhin et Alexandre Garcia, responsable de l’antenne informatique des BM et des écoles de la ville de Limoges – deux informaticiens qui ont eu le courage d’ affronter les questions des méchants bibliothécaires !

J’avais comme consigne de  lancer le débat par une petite présentation censée présenter les soucis que connaissent certains collègues à expérimenter des services en ligne au sein de leur établissement du fait d’un accès à internet bridé. Un sujet très sérieux qui méritaient d’être traiter avec légèreté ;-)

Voici donc la présentation et les commentaires qui vont avec :

Slide 2 : il était une fois un bibliothécaire qui voulait devenir un crapaud fou !

Slide 3 : Rien de farfelu. Il s’agit de la très sérieuse théorie du crapaud fou appliquée aux bibliothèques.

Slide 4 : Même l’ABF a sorti  un guide pratique pour devenir ce nouveau genre de bibliothécaire …. c’est vous dire !

Slide 5 : Ces bibliothécaires hybrides expliquent à notre petit bibliothécaire qu’il doit disséminer les contenus de sa bibliothèque sur le web en profitant de l’effet réseau des fameux services 2.0.

Slide 6 : Comme MySpace.  Les Médiathèques de l’Agglomération de Brest y ont développé  la démothèque pour y défendre une scène musicale locale.

Slide 7 : Notre bibliothécaire tape My Space sur son PC …. mince !  Error proxy

Slide 8 : Pas grave.  Il a lu que Facebook était là où les internautes usagers aimaient se retrouver. La bibliothèque de Toulouse y a d’ailleur planté son drapeau.  Facebook donc,  mais

Slide 9 : …. error proxy

Slide 10 : Plus classique, les blogs.  Un atout de taille, la possibilité d’ ajouter des contenus multimédias à la simple critique d’un document disponible à la Médiathèque.  A l’exemple des vidéos Youtube que l’on trouve sur l’ ‘Everitouthèque des Médiathèques du Pays de Romans. Mince, le navigateur de notre bibliothécaire n’a pas le plugin lui permettant de visionner la vidéo. il tente l’installation ….

Slide 11 : … niet !

Slide 12 : Certainement que les désirs de notre futur crapaud fou sont trop éloignés du métier de bibliothécaire ….”normalement constitué”.  Proposer des ressources numériques, voila un truc qui rentre dans le moule !

Slide 13 , 14 ,15  : Bonne idée que de proposer à ses usagers des contenus numériques comme de la VOD, du documentaire pratique en ligne ou encore de la musique en streaming.

Slide 16 : Petit bibliothécaire veut tester ….. mais non ….error proxy ….. d’ailleurs il s’identifie tellement à ” error proxy” qu’il s’en ai fait un T.shirt !

Slide 17 : Revenons alors à la base de notre métier : accompagner l’usager ! Rien de révolutionnaire la dedans ! Quoique.

Slide 18 : un usager qui consulte sur l’une des machines de l’espace multimédia, tombe au hasard de sa navigation sur une page MySPace. Il ne comprends pas trop l’intérêt de ce réseau social.  Il demande à notre petit bibliothécaire de lui expliquer.

Slide 19 : Pas possible car le Myspace qui apparaît sur son poste se résume à … error proxy

Slide 20 : On ne cesse de dire que le professionnel de l’info doc doit être au premier rang de l’information litteracy …. pour l’instant il est plutôt au dernier rang à côté du radiateur.

SLide 21 : Au final ….

Slide 22 : Petit bibliothécaire crève d’envie de déchirer sa chemise à la face du monde bibliothèconomique en criant  ” I’m a crazy frog !”

Slide 23 : mais empêché, frustrés …. il est devenu un bibliothécaire fou !

Slide 24 : Avec le sentiment qu’il est un bibliothécaire du XXI ème siècle …. des années 50 !

Slide 25 : Comment empécher ou du moins amoindir l’éternel retour du Proxynator ? En expliquant nos missions peut être. En dialoguant, certainement !

calendocVous le savez, la principale source d’information pour les évènements dans le domaine de l’information documentation s’est arrêtée : biblio-fr est mort. (amen) L’alternative pour les évènements en information-documentation s’appelle Calendoc ! Calendoc aura sa page sur le futur bibliolab qui ouvrira en septembre.

En attendant, nous avons crée une page sur facebook pour faire connaitre et diffuser cette initiative purement non-commerciale, dans le seul intérêt de la communauté. La page facebook intègre le calendrier et un lien vers la carte google des évènements, vous pouvez aussi y laisser vos commentaire et vos suggestions d’amélioration.

Récapitulatif des manières d’accéder à Calendoc (vous n’avez que l’embarras du choix !)

Accéder au calendrier en pleine page
Suivre les mises à jour avec le fil rss de Calendoc
Recevoir les mises à jour par courriel (un mail quotidien, si un évènement est ajouté)
Télécharger tous les évènements au format ical pour les mettre dans votre agenda
La page Facebook

Calendoc, c’est déjà plus de 40 GO et/ou GP : des Gentils Partageurs d’évènements et des Gentils Organisateurs ! Et vous ? Pour participer, il vous faut juste envoyer un email à calendoc[at]gmail.com (en remplaçant le [at] par @). Le mode d’emploi de Calendoc est accessible ici.

Autre nouveauté; une fois GO ou GP vous serez automatiquement un GTP : un Gentil Trouveur de Partageurs ! :-) . En clair, vous pourrez à votre tour proposer à qui veut de participer, sans repasser par nous. L’idée est de favoriser au maximum des effets de réseaux.

Nous assurerons avec Silvère Mercier, co-fondateur de cette initiative, une modération des évènements a posteriori.

Deux rappels :

  • Nous attirons votre attention sur l’importance de bien respecter les règles du jeu. Nous vous rappelons par exemple que calendoc n’est pas dédié aux manifestations culturelles, mais bien aux évènements qui intéressent les professionnels de l’information documentation, hors stages du plus d’une journée. Nous avons décidé de nous limiter au monde francophone, sauf manifestations internationales d’importance (ex: congrès de l’IFLA).
  • Attention également, le champ Lieu de google est directement relié à Google maps ! Il ne faut donc pas inscrire bibliothèque machin chose + la ville mais bien l’adresse postale la plus complète possible suivi de “France” pour que le lieu de l’évènement soit directement proposé à l’internaute sur google maps lorsqu’il consulte l’évènement. Voir la google map Calendoc
  • Vous avez un blog ou un site ? Nous vous proposons d’ajouter le code widget suivant pour contribuer à disséminer Calendoc.

    Le widget ressemble à ça :


    Page Facebook de Calendoc

    Vous avez juste à insérer le code suivant sur votre site :

    <!– Facebook Badge START –><a href=”http://www.facebook.com/pages/Calendoc/90420527299″ title=”" target=”_TOP” style=”font-family: &quot;lucida grande&quot;,tahoma,verdana,arial,sans-serif; font-size: 11px; font-variant: normal; font-style: normal; font-weight: normal; color: #3B5998; text-decoration: none;”></a><br /><a href=”http://www.facebook.com/pages/Calendoc/90420527299″ title=”Page Facebook de Calendoc” target=”_TOP”><img src=”http://badge.facebook.com/badge/90420527299.1765.402371601.png” alt=”Page Facebook de Calendoc” style=”border: 0px;” /></a><!– Facebook Badge END –>



Juste un petit billet pour annoncer que le groupe bibliothèques hybrides de l’ABF sera sur le stand de l’ABF au Congrès annuel qui se tiendra à Paris du 11 au 14 Juin (stand A2).

Au programme : démonstrations, explications et rencontres avec les membres du groupe qui seront sur le stand. Nous nous chargerons également de faire des comptes rendus d’ateliers et de conférences sur le blog du Congrès, notamment par la diffusion des supports des intervenants. Nous alimenterons également un Twitter que vous pouvez suivre ici et retrouver dans la colonne de droite du blog du Congrès.

A l’heure où l’on s’interroge que les outils de partage en information documentation, nous aurons le plaisir de faire des démonstration du futur Bibliolab pour les congressistes qui passeront sur le stand. Pour les autres, le lancement officiel est prévu en Septembre prochain, probablement à l’occasion du Bookcamp. Histoire de vous mettre l’eau à la bouche voici ce dont il s’agit :

Issu d’une idée de Xavier Galaup, le Bibliolab est une plateforme animée par le groupe Bibliothèques Hybrides et qui constituera une partie du nouveau portail ABF. Il est consacré au numérique, aux TIC et s’articule autour de 3 objectifs :

  • Informer : grâce à des articles sur différentes thématiques
  • Former : grâce à la mise à disposition de tutoriels sur les applications proposées sur le Bibliolab mais aussi sur d’autres services
  • Expérimenter : grâce aux applications proposées sur le Bibliolab :
    • Se créer et utiliser un blog
    • Se créer et utiliser un agrégateur

Le Bibliolab mettra aussi en avant différentes ressources liées au groupe Bibliothèques Hybrides et à ses membres telles que :

Alors rendez-vous au congrès ou sur son blog bande de bibliothécaires !

screenshot004C’est vrai, on a beaucoup râlé contre biblio-fr, mais qui aime bien châtie bien… et j’avoue être malgré tout un peu triste. Alors un grand merci à Sara et Hervé, qui resteront des pionniers ! Merci à eux, sincèrement.

Biblio-fr a accompagné une des plus profonde révolution dans la production et la diffusion des informations, de la culture et des connaissances. Nous en sommes fiers, et nous en sommes heureux. À d’autres de prendre en charge et d’accompagner la deuxième phase. Avec d’autres outils, d’autres rythmes, d’autres attentes… Nous sommes totalement solidaires des initiatives qui vont venir.

Biblio-fr était une des principales sources d’information et de diffusion pour les évènements professionnels. Il y a quelques temps nous avons lancé Calendoc, l’agenda partagé des pros de l’info-doc. Nous étions plusieurs à nous appuyer sur les infos envoyées sur Biblio-fr pour alimenter cet agenda. Sans cette source d’information, nous avons plus que jamais besoin que les organisateurs ou diffuseurs d’évènements professionnels participent à Calendoc !

Nous voulions l’annoncer plus tard, mais l’arrêt de biblio-fr nous incite à le faire aujourd’hui : en plus du fil rss, de la version en ligne et la carte des évènements vous pouvez désormais être informés des mises à jour de l’agenda par email. Calendoc est pleinement fonctionnel, mais pour plus de visibilité, dans les mois qui viennent nous aurons une page sur le futur Bibliolab l’Abf que les congressistes pourront découvrir très bientôt. Pour les autres il faudra attendre jusqu’en septembre prochain

Pour toutes les informations, les liens, les accès c’est sur cette page que ça se passe. Nous sommes déjà une trentaine, nous avons besoin de vous !

Participez à Calendoc ! :-)

[billet publié simultanément sur le blog de Silvère Mercier, co-fondateur de Calendoc]




La semaine dernière  j’étais à Bruxelles à l’invitation de l ‘Association Professionnelles des Bibliothécaires et Documentaliste ( APBD ) et de la Bibliothèque Publique Centrale pour la Région Bruxelles Capitale. Une journée pour échanger sur la bibliothèque 2.0 et plus précisément sur la mise en place d’un projet de médiation numérique dans une bibliothèque.

Le diaporama reprend une bonne partie de mes présentations précédentes avec quelques rafraichissements sur la forme. Quelques nouveautés néanmoins sur la partie concernant les coulisses en m’appuyant essentiellement sur l’expérience que nous menons à Romans sur Isère.

En bref et en vrac :

- La médiation numérique est un projet de bibliothèque dans le cadre d’une politique documentaire et certainement pas la mise en place d’outils en ligne comme ça, juste pour faire tendance.

- La médiation numérique est une organisation interne – organiser la gestion des contenus avec un coordinateur; organiser le temps de travail.

- La production de contenus dans le cadre d’une médiation des collections est une compétence qui doit être reconnue sur les fiches de poste. Ce  qui implique la formation et l’auto formation des bibliothécaires impliqués. Plan de formation dans l’un, un internet non bridé dans l’autre.

- La médiation numérique doit être impactée sur le service physique de la bibliothèque. Il n’y a qu’une seul médiation, plusieurs outils qu’ils soient tangibles et/ou numériques.

- Et surtout, la bibliothèque hybride est un état d’esprit ….. free your mind …. repeat after me …. free your mind …

Clin d’œil à l’affiche annonçant cette journée …. totalement web 2.0 !

Mark Surman est le directeur exécutif de la Mozilla Foundation et un fervent défenseur d’un internet participatif  et ouvert. Récemment il a donné une conférence pour la bibliothèque publique de Toronto ayant pour thème le web et l’avenir des bibliothèques. Le titre de sa présentation est d’une efficacité redoutable : “Une bibliothèque qui pense comme le web.”

Dés le départ il pose un postulat : si la bibliothèque pense comme le web alors elle tirera profit des progrès du web.  A condition que ce web soit ouvert et participatif.

Selon lui l’internet que nous aimons – entendons source de progrès – est un internet transparent, participatif, disséminé, hackable et ouvert.  Un web que chacun d’entre nous s’approprions, modifions et enrichissons. Il  cite Flickr, la licence Creative Commons, Wikipedia, et Firefox, bien évidemment. C’est cette liberté offerte aux internautes qui définirait le web d’aujourd’hui – il ne cite pas le web 2.0. Par opposition, tout ce qui est  opaque, passif, centralisé, immuable et fermé ne s’inscrit plus dans cette marche en avant de l’internet – Je vous passe le couplet sur la Fondation Mozilla qui a sauvé le web du monopole moyen-ageux de Microsoft.

Au final Mark Surman ne fait qu’affirmer ce que nous avons déjà pressenti : la bibliothèque en ligne ne peut plus être un lieu verrouillé, centralisé où l’usager est totalement passif. Fort heureusement nous avançons sur ce point. Déjà bon nombre de sites de bibliothèque proposent la participation via l’intégration des avis des usagers internautes ou encore le taggage des notices. Nous avons encore un peu de mal à mettre en valeur tout cela.

Mais il faut aller plus loin. Et notamment en  ré-affirmant la bibliothèque comme lieu privilégié d’une ” information literacy ” et d’un accompagnement de l’usager pour qu’il soit effectivement créateur de contenus – même si c’est sur wikipédia ou un blog personnel – voire  moteur de certain service – je vous renvoie à l’extraordinaire projet Danois Mindpost.  Autre point important,  la bibliothèque doit porter la dissémination de ces contenus  sur  la toile – les siens et ceux de ses biblio-acteurs. La bibliothèque vecteur et moteur de la grande conversation du net. La Démothèque des Médiathèques de l’agglomération Brestoise ne fait rien d’autre que d’encourager une scène locale dans l’immense océan musical de MySpace et du web en général.

Enfin  la  bibliothèque doit être open source : des SIGB libres, des données libérées et donc disséminables, des services ouverts à tous via notamment l’utilisation d’une open ID. Sur ce point et comme beaucoup d’autres services publics en ligne nous sommes très en retrait.

Au final Surman pousse le curseur assez loin en réclamant une bibliothèque hackable par sa communauté de pratique et d’intérêt -  J’entends déjà hurler dans les chaumières bibliothéconomiques…. dont forget the crazy frog !  D’ailleurs ce discours est universel puisque son auteur l’applique à l’université, à la ville, à la région …
“Dans La bibliothèque que nous voulons” termine Surman, ses usagers – réels ou virtuels – ” font la bibliothèque. Ils la rendent meilleure chaque jour.”

C’est très idéologique, ce n’est pas un bibliothécaire qui le dit mais je l’accompagne volontiers ……

Une longue absence sur ce blog. Tout d’un coup le temps s’est accéléré et la vie bascule en haut débit.

Un jet lag puissance 10, tout d’abord. Puis presque aussitôt, défendre des outils de médiation numérique en danger. Une campagne d’interventions à préparer. Plus ma casquette d’élu et celle de chef de famille … Un printemps under pressure qui aura eu raison de ma vie numérique …. “Tant mieux” hurle dans mon dos ma petite famille !

Mais comme l’a si bien dit le buriné gouverneur de Californie, “I’ll be back” ….. dès cette semaine d’ailleurs !

calendocNous avons lancé avec Silvère Mercier il y a quelques mois un agenda collaboratif nommé : Calendoc Vous aussi pouvez suivre le fil rss de Calendoc pour vous tenir au courant des derniers ajouts dans le calendrier.

Voici un extrait du billet de lancement, vous trouverez toutes les réponses vos questions dans cette page de mon blog :

Cet outil vise à réunir sur une même interface toutes les manifestations relative au domaine professionnel de l’information-documentation.

Nous pensons qu’il faut exclure pour ne pas surcharger le calendrier les stages de plus d’une journée, par exemple proposés par l’ENSSIB ou le CNFPT au titre de la formation continue.

Nous avons choisi d’exclure les évènements non francophones, sauf pour les évènements d’envergure internationale, type salon du livre de Bologne, par exemple. Nous régulerons avec Lionel.

Ce projet est d’ores et déjà très bien accueilli, puisque nous sommes actuellement 31 à avoir la possibilité d’alimenter l’agenda ! Le billet d’annonce de Calendoc sur mon blog est dans le best-of des billets les plus consultés (voir colonne de droite), ce qui montre un intérêt certain pour ce projet.

Il nous faut pourtant aller plus loin en recrutant d’autres bonnes volontés.

Il me semble qu’il peut y avoir deux profils de contributeurs, non exclusifs l’un de l’autre :

  • Les GO (gentils organisateurs) = vont entrer un évènement qu’ils organisent
  • Les GP (gentils partageurs) = vont entrer des évènements qu’ils n’organisent pas forcément, mais qu’ils ont envie de faire connaître.

Si vous vous reconnaissez dans l’une de ces deux catégories, vous nous intéressez ! Il vous suffit d’écrire un courriel à l’adresse : calendoc[at]gmail.com (en remplaçant le [at] par @) pour nous dire que vous souhaitez participer. En général pas plus de 15 secondes + tard (nous sommes très réactifs, chez calendoc :-) ) vous aurez l’autorisation d’intervenir pour ajouter des évènements et en bonus vous pourrez faire partie des heureux membres VIP du google group Calendoc !

Vous allez me dire c’est bien ça mais ce serait pas encore mieux de mutualiser la veille pour alimenter Calendoc ?

Hé ben nous sommes sur la même longueur d’onde ! Nous proposons donc de vous mâcher le travail faciliter l’alimentation de l’agenda de la manière suivante : le suivi collaboratif d’une dizaine de sources d’information essentielles pour rendre calendoc complet et fiable. (une dizaine, pas beaucoup plus, on limitera le nombre de sources pour être efficaces, il s’agit de relayer des infos déjà publiées ailleurs, plutôt que d’aller à la source.)

Il s’agit des flux de la liste biblio-fr, d’adbs-info et d’agendas comme celui du BBF ou d’Echos-doc, de l’ADBS ou encore de Veille magazine, de la rubrique dédiée aux sciences de l’information de Calenda. J’ai ajouté aussi le fil rss des évènements de Vox Internet, programme de recherche autour du numérique.

Chacun pourra, en consultant cette veille, une fois inscrit comme collaborateur, signaler un évènement dans calendoc en quelques copier-coller, en respectant les toutes petites règles énoncées.

(à faire régulièrement par exemple : éplucher la liste ADBS-info avec le tag MANIF et/ou repérer les évènements annoncés dans biblio-fr, aaah, quel plaisir de se motiver pour le faire et de voir que quelqu’un d’autre l’a déjà fait, c’est la beauté de la mutualisation, pensez aux notices récupérées…)

Si on le fait chacun en se motivant de temps en temps, calendoc devrait être très réactif !

Voilà 3 manière d’accéder à cette “veille évènementielle” :

Nous nous chargerons avec Silvère de la mise à jour de cette liste de fils RSS. N’hésitez pas à nous signaler si vous voyez des fils dignes d’intérêt pour l’alimentation régulière de calendoc.

Dernière info : Calendoc sera prochainement intégré dans le futur Bibliolab, mystérieux site collaboratif pour les bibliothécaires qui sera lancé le 11 Juin prochain… restez à l’écoute ! :-)

je pars demain à Bordeaux où j’interviendrai sur la notion de traitement, de diffusion et de capitalisation de l’information de sa veille, dans le cadre d’une journée d’étude organisée par L’IUT Michel de Montaigne – Pôle des Métiers du livre et le CNFPT ayant pour thème “La veille professionnel sur internet”.

Ma réflexion part d’un postulat un tantinet provocateur : Netvibes n’est pas un outil de veille – la matinée de cette journée est consacrée à ce service. Bien installé dans le monde de l’info-doc Netvibes est surtout utilisé comme un tableau de bord des ressources en ligne suivies par le veilleur. Une sorte d’offre de signets dynamique.

Je rappelle que l’objectif d’une veille est d’apporter l’information dont le destinataire à  besoin au moment où il en a besoin. C’est en cela que le veilleur est un capteur de signaux faibles dans les flux continus d’informations. Il ne s’agit pas seulement de repérer les bonnes ressources, il faut pointer l’information pertinente et la rendre disponible et utilisable pour soi mais aussi pour sa communauté de pratique ou d’intérêt. Veiller c’est donc et surtout diffuser, partager et capitaliser. Sur ce point Netvibes n’est pas satisfaisant. J’appuie donc ma démonstration sur Google Reader qui reste à mes yeux l’agrégateur en ligne le plus complet … Le procédure que je décris ici n’est qu’une possibilité parmi tant d’autres. Vous ne manquerez pas de me faire part de vos remontrances ;-)

Autre axe de mon intervention, l’émergence du veilleur amateur avec la diffusion des services estampillés 2.0.  Aujourd’hui un panel impressionnant d’outils en ligne et gratuits permet à n’importe quel amateur de développer une veille. A l’image des briques legos, les services et autres plugins  s’assemblent entre eux, de sorte à créer des outils de veille ayant une granularité d’usages très large. De l’extérieur cela ressemble à une usine à gaz ….peut être la meilleure définition du web 2.0

Le monde des bibliothèques n’y échappe pas. Libéré des progiciels, n’importe quel agent, service ou établissement peut élaborer une veille professionnelle de qualité… reste la compétence. A l’heure où nous passons du support au flux, cette compétence n’a jamais été nécessaire au profil du bibliothécaire. Et qu’on se le dise !

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