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Je ne peux que vous encourager à lire ce mémoire principal de Littératures françaises, Monde du livre soutenu par Claire Oggioni à l’Université de Provence d’Aix en Provence. Nous avions longuement échangé lors de ses recherches.

Son auteur présente son travail : “Ce mémoire de recherche s’appuie à démontrer ce que le Web 2.0 contribue à changer dans la relation des bibliothèques et des bibliothécaires à leurs usagers. “L’usager au cœur des “bibliothèques 2.0″ : Analyse interdisciplinaire d’une mutation en cours” est donc une analyse ciblée de la révolution en cours dans les bibliothèques !”

La troisième partie de ce mémoire intitulée “L’usager acteur de la bibliothèque 2.0″ est à lire absolument si l’on veut se mettre à jour sur ces problématiques. C’est à lire ici

bib20

Voici un extrait de sa conclusion :

Les internautes ont gagné le pouvoir d’agir sur le Web grâce à de nouveaux outils techniques, dont les usages se sont généralisés, et dont les effets sur l’intelligence n’ont pas fini d’être étudiés. Un rejet général des autorités intellectuelles, ainsi que des intermédiaires médiatiques donne aux usagers à la fois l’exigence d’être servi au mieux en tant qu’ individu et l’envie de participer et de construire ensemble de nouveaux projets. Les usagers des bibliothèques s’attendent à être servis, mais sont également prêts à partager, à participer et à collaborer avec les professionnels des bibliothèques.

Pour cela, les bibliothécaires doivent avoir compris ces nouvelles attentes, non seulement pour répondre au besoin des « digital natives », au besoin des usagers- internautes, mais également pour répondre aux besoins de la société : la bibliothèque se déterritorialise et expérimente de nouveaux espaces dont les règles sont différentes, mais dont l’influence sur les usages territorialisés de l’espace physique est majeure. Une prise de conscience donc, mais également un nouvel état d’esprit : être prêt à servir les usagers au mieux plutôt que de concentrer d’abord ses efforts sur la gestion d’une collection pour ensuite la rendre accessible et attrayante, être prêt à partager un pouvoir (celui de construire le patrimoine, de le mettre en valeur, de créer de nouveaux services, de devenir conseiller…) La notion de médiation se rééquilibre donc dans une nouvelle démarche professionnelle orientée-usager qui ne se focalise plus sur la manière d’amener l’usager vers des collections acquises sur des critères de qualité, qui ne discrimine plus l’intelligence et les contenus que peuvent apporter les usagers, mais qui permet une meilleure communication entre usagers et bibliothécaires, ainsi que la rencontre entre une offre et une demande.

Petit bémol sur ce dernier point. La médiation se doit de proposer de nouvelles orientations, de nouveaux parcours au sein des collections acquises sur des critères de qualité – j’insiste sur ce qualificatif – élaborés en collaboration avec les usagers. Une co-construction des parcours et des contenus. C’est ce que développe par la suite Claire Oggioni.

Ceci en développant de nouvelles compétences qui permettent à la bibliothèque de ne plus seulement proposer des services documentaires, mais également des services non-documentaires culturels, éducatifs et sociaux qui soient au centre des attentes des usagers. Comment ? Par sa participation, sa collaboration et parfois en co-créant de nouveaux services et contenus qui peuvent être profitables à tous !

Et parmi ces nouvelles compétences, l’animation de communautés d’intérêt ! A quand un community manager dans l’organigramme des bibliothèques ;-)

L’expression « Web 2.0 », d’ouvrir la porte d’une réflexion professionnelle collaborative qui concerne tous les aspects du métier : la place de l’usager, la fonction d’une bibliothèque, les compétences attendues du bibliothécaire. Mais pas seulement. Car de nombreuses bibliothèques se déclarent aujourd’hui « 2.0 » : certaines parce qu’elles ont expérimenté l’usage des « outils 2.0 » dans leurs pratiques professionnelles, d’autres parce qu’elles expérimentent un nouveau modèle de bibliothèque, dont la médiation numérique est devenu une des missions essentielles. Quel est leur point commun ? Elles ont toutes commencé une transformation qui les place dans une nouvelle situation spatiotemporelle : les « bibliothèques 2.0 » s’ouvrent aux usagers, aux usagers-internautes et aux internautes du monde entier, donnent la parole aux usagers, leur permettent d’agir et s’ouvrent à l’expérimentation permanente, à la mise à jour collaborative.

Se débarrasser de la culture de la perfection et ouvrir les portes de l’expérimentation afin d’occuper au mieux la nouvelle frontière de l’info-doc … les territoires numériques !

Ce qui suit est le cœur des défis que nous devons relever :


Le bibliothécaire devient donc un élément essentiel du changement
: la bibliothèque s’humanise et les bibliothécaires doivent devenir des accompagnateurs personnalisés, des animateurs et des gestionnaires de projets : mais aussi des experts techniques qui savent jouer des effets de réseau, des sociabilités autour du livre et de l’audience marketing nécessaire à leur présence sur le Web, un nouvel espace dont les règles sont à apprivoiser, pour mieux concurrencer la puissance dangereuse des sociétés à l’origine de nombreux « services 2.0 », et ainsi proposer autre chose. C’est là que les bibliothécaires peuvent mettre en valeur la plus-value de leur expérience professionnelle dans le tri, la sélection et la mise en valeur des collections, mais aussi tout simplement de l’information : dans un espace qui corresponde au lieu social et convivial attendu par les usagers. Les nouveaux services développés par les bibliothèques, qu’ils soient « 2.0 » (blogs, cartes collaboratives, portails de veille, widgets de recherche, recommandations des usagers…) ou pas (services de question-réponse, lettres d’information et contenus créés par les bibliothécaires…) permettent de mettre l’usager au cœur, non seulement des préoccupations des bibliothécaires, mais surtout du fonctionnement même des bibliothèques. La « bibliothèque 2.0 », si elle est déjà publique parce qu’elle est ouverte au public, a vocation de devenir publique, parce qu’elle sera au service des publics, collaborera avec les publics et même sera construite par les publics.

Le web n’est en rien un concurrent embarrassant et traumatisant. Ce média est une chance pour réaffirmer l’expertise des professionnels de l’info-doc dans l’accompagnement de l’internaute usager au sein de la jungle informationnelle. Et cela sera d’autant plus vrai si la bibliothèque accepte de ne plus miser seulement sur son identité numérique institutionnelle mais aussi sur son incarnation en ligne via des personnes ressources. Regardons du côté de Lille et des Geemiks !

L’usager ne doit pas cependant devenir « roi », ni les professionnels devenir de simples « prestataires de services », ils ne doivent pas abandonner les savoirs et savoirs-faires qu’ils ont développés au cours des siècles : la société en a plus que besoin face aux nouveaux enjeux de la surinformation (et de la « mal-bouffe » informationnelle) et les problématiques de mémoire et de conservation sont plus que jamais d’actualité…

La « bibliothèque 2.0 » n’en est qu’à ses débuts, il se peut qu’elle change de nom en cours de route… Mais la « bibliothèque 2.0 » est une mutation en marche qui place la bibliothèque comme carrefour des savoirs, dans lequel tous peuvent amener leur pierre à l’édifice, car chaque personne est experte, critique, ou artiste et peut contribuer à un savoir collectif, en constant mouvement : un savoir qui ressemble de plus en plus à la réalité sociale et cognitive des individus… Il existe un juste milieu entre refus du changement et déterminisme technique : il suffit de s’ouvrir, proposer, créer, échanger… vivre !

Et qu’on se le dise ….

Le catalogue 2.0 s’ouvre à l’usager … Enfin, certain me diront. Ce catalogue 2.0 donne la parole à l’usager qui peut commenter une notice, attribuer une note à un document ou encore lui associer un tag … Ces  métadonnées générées par les usagers viennent enrichir la base bibliographique constituée par les bibliothécaires. En théorie. Dans la pratique force est de constater que les usagers utilisent très peu ces fonctionnalités participatives. Cette absence de masse critique est un vrai problème car un service participatif ne trouve son intérêt que si le nombre d’utilisateurs augmentent. Quels seraient les freins à cette participation ?

L’obligation de se loguer pour participer ? Effectivement cette obligation présente un double inconvénient : celui de se couper des visiteurs non inscrits et surtout de casser la dynamique d’une navigation au hasard dans les collections – s’il en est !
Oui mais
. Si nous regardons le catalogue de Saint Herblain qui est totalement ouvert nous  ne pouvons que constater la faiblesse du nombre de commentaires.

La non mise en valeur des contenus produits par les usagers ? Nous pointons là,  l’une des grandes faiblesses de nos catalogues de nouvelle génération. Dans son livre “Le catalogue de la bibliothèque à l’heure du web 2.0 “, Marc Maisonneuve indique que si huit opacs sur dix  proposent la participation des usagers, seul quatre sur dix  intègrent dans les résultats de recherche les commentaires ou encore les tags laissés par les visiteurs. En outre, très peu de portails de bibliothèques font remonter les avis des usagers dés la page d’accueil.  Peu de commentaires donc et de surcroît invisibles.
Oui mais.
The Hennepin County Library propose un blog dans leur Bookspace qui agrège tous les avis déposés par les usagers sur les notices du catalogue. Un formidable outil de médiation numérique et de sérendipité. Mais à mieux regarder, on s’aperçoit qu’en moyenne seulement huit commentaires par  mois sont déposés sur le catalogue ! C’est bien peu sachant qu’il n’est pas nécessaire de s’identifier pour commenter ….

La non participation des bibliothécaires aux même ? Comment inciter l’usager à participer sur le catalogue si nous même nous ne nous donnons pas la peine de contribuer à la discussion. Je le regrettais déjà sur ce billet.
Oui mais.
A Romans sur Isère, toutes les critiques produites dans la médiathèque apparaissent sur les notices sous forme de commentaires et d’ appréciations. Cela représente une quinzaine d’avis de bibliothécaires chaque semaine. Et pourtant les commentaires et recommandations des usagers sont très rares !
J’aurai pu ajouter à cette liste une ergonomie rédhibitoire des fonctionnalités participatives de certains catalogues. Oui mais … ;-)

Qu’est ce qui cloche alors ? Pas grand chose. Un catalogue de bibliothèque qu’il soit 1.0 ou 2.0 reste un catalogue de bibliothèque.  C’est à dire un outil de recherche documentaire ….. bien loin de l’univers numérique quotidien de l’usager internaute habitué à commenter sur les blogs, à taguer sur dailymotion ou à réagir via twitter. Un usager de bibliothèque qui veut participer nous attend ailleurs. Sur ce point, je vous renvoie aux billets de Silvère Mercier, de Bertrand Calenge ou encore de  Xavier Galaup.

Un catalogue 2.0 est donc vain ? Non, car les fonctionnalités dites 2.0 augmentent l’utilisabilité du catalogue. Un mieux pour l’utilisateur 1.0 et peut être une meilleur compréhension de celui ci pour l’utilisateur 2.0.
Oui, si  nous continuons à penser  le catalogue comme un simple réceptacle d’avis, d’appréciations et de tags. Des fonctionnalités participatives qui sont au final assez  prescriptives. La participation ce n’est pas simplement “permettre”, c’est aussi aussi donner la possibilité de “penser avec” et de “construire avec”. Il faut donc s’en donner les moyens. Ainsi,  Un catalogue totalement ouvert où ses données sont libérées et donc disséminables donne toute liberté à l’usager qui le désire de se le ré-approprier. Réalisation d’une cartographie d’un genre pour l’un, d’une timeline pour l’autre ou d’un plugin pour celui ci. Au final des usages de nos silos de données totalement customisés et qui profitent à toute la communauté des usagers lecteurs – tangibles ou virtuels – et surtout à la bibliothèque.

J’entends déjà la remarque qui tue du fond de la salle : C’est bien beau tout cela mais au final nous allons perdre le contrôle des usages de notre catalogue. Et pourquoi pas ?

calendocAvec la disparition de Biblio-fr, nous avons plus que jamais besoin de mutualiser les informations des évènements relatifs à l’information-documentation. La solution s’appelle Calendoc ! A l’occasion du lancement du Bibliolab, Calendoc dispose désormais de sa page officielle !

Nous y avons ajouté deux tutoriels qui vous expliqueront tout sur Calendoc en quelques minutes. Voilà une bonne occasion de découvrir le Bibliolab !

Aujourd’hui Calendoc c’est 58 contributeurs, dont des partenaires institutionnels, un agenda de plus en plus complet, une page Facebook avec presque 200 fans, mais aussi la possibilité de suivre les mises à jour par mail (nous avons 30 abonnés à la lettre d’information, on peut mieux faire). A ce jour, plus de 470 personnes suivent déjà le fil rss de Calendoc. Pour accéder au calendrier en pleine page, c’est par ici.

Gentils organisateurs et/ou partageurs d’évènements nous avons besoin de vous, ayez le réflexe Calendoc !

Écrivez à calendoc[at]gmail[dot]com pour obtenir un accès et diffuser des évènements. N’oubliez pas que si vous avez déjà un accès, vous pouvez le diffuser à toute personne intéressée !

Si vous représentez une institution nous pouvons désormais afficher votre logo sur la page de Calendoc, contactez-nous pour tous les détails.

Bouillon 2.0

Il y a quelques mois je vous faisais part de mon souhait de voir la mise en place d’un veille collaborative thématique en info-doc. En commentaire de ce billet Silvère Mercier indiquait :

“Si y a moyen de dédoublonner et que c’est efficace, je suis partant bien entendu avec le Bouillon”.

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore le Bouillon du Bibliobsédé, est la veille partagée en information-documentation proposées par Silvère Mercier.

Le salut est venu de Lully le roi de la moulinette yahoo pipes ! Le dédoublonnage est effectif – et même plus :-) et Silvère élargit la marmite de son bouillon.

Cette veille devient donc à partir d’aujourd’hui collaborative, et j’y participe !

Voici une présentation de ce nouveau service :

Le Bouillon est cuisiné pour contribuer à l’information et la formation de tous ceux qui s’intéressent au métiers de l’information-documentation, souhaitent en suivre les évolutions et mieux comprendre les mutations engendrées par le numérique.

Le Bouillon c’est une vingtaine de veilleurs attentifs à diffuser des articles de qualité, pour vous, en cohérence avec une ligne éditoriale de partage prédéterminé.

Le Bouillon est un concept, ce n’est pas un site, mais un service, un flux, une conversation.

Le Bouillon est gratuit et proposé dans un but non commercial, il repose sur la libre volonté des participants.

Vous trouverez toutes les informations sur les participants dans la carte heuristique du Bouillon, proposée ci-dessous, ou sur le Billet de Bibliobsession :

ScreenShot007



[billet publié simultanément sur les blogs des membres du groupe bibliothèques Hybrides de l'ABF]

Le Bibliolab, c’est l’histoire de quelques crapauds fous qui ont suivi un fil RSS…

Issue d’une idée de Xavier Galaup, le Bibliolab est une plateforme en ligne qui a pour objectif d’offrir un espace de ressources et d’expérimentations pour les bibliothécaires souhaitant découvrir le Web 2.0 et ses applications. Le 26 septembre, à l’occasion du Bookcamp, les membres du groupe Bibliothèques hybrides de l’ABF présenteront cette plateforme.

Le Bibliolab est conçu pour vous permettre de :

  • Vous former grâce à de nombreux tutoriels sur des outils tels que les blogs, les agrégateurs et bien d’autres,
  • Expérimenter grâce aux plateformes de tests qui vous sont réservées sur le site : vous pourrez créer votre blog et poster vos premiers billets. Vous pourrez aussi utiliser un agrégateur et découvrir les possibilités offertes par les flux RSS.

Le Bibliolab met aussi en avant différentes ressources liées au groupe Bibliothèques Hybrides et à ses membres telles que :

  • Calendoc, agenda collaboratif des professionnels de l’information-documentation
  • Le blog du congrès ABF
  • Les articles de la rubrique Le Billet des Hybrides dans la revue de Médiathèque(s) de l’ABF

Alors rendez-vous au Bookcamp ou sur bibliolab.fr. Et soyez nombreux à créer des blogs et des agrégateurs !

J’étais  la semaine dernière à Louvain la Neuve, en Belgique pour une intervention auprès des bibliothécaires formateurs de l’Université Catholique de Louvain, sur le thème “Génération internet : nouvelles pratiques pour les bibliothécaires formateurs”.

il s’agissait de donner du sens aux concepts un peu fourre tout  de web 2.0  et de génération Y et de s’interroger sur les incidences possibles dans les pratiques des formateurs. Après un rapide aperçu des usages numériques quotidiens de cette génération, j’ai posé un postulat un tantinet provocateur : ces “digital natives” n’ont  pas de demande particulière en terme de culture informationnelle tant le sentiment d’autonomie – et du coup de désintermédiation – est fort.  Avec Google il n’a jamais été aussi facile de trouver – et je n’ai pas dit chercher – une information. Comble de facilité,  il y a un bouton” j’ai de la chance” ! Pourquoi donc se poser la question d’une stratégie de recherche ou de s’interroger sur la validation de l’information ? Si je ne trouve rien sur le catalogue de ma B.U serait ce parce que  “je  n’ai pas eu de pot !”

Bien évidemment la formation à une culture informationnelle n’a jamais été aussi nécessaire …. mais les pratiques bougent …. formateur certes, mais médiateur aussi voire animateur de communauté !

Voici en vrac ce que j’ai défendu :

- La formation des outils est certes importante mais aujourd’hui la demande d’accompagnement se fait sur des usages précis. ” Je ne retrouve pas la revue que je cherche dans le catalogue de la BU … alors que je sais qu’il y ait“, formation proposée à l’UBO de Brest, me parait bien plus pertinent qu’une formation à la connaissance globale du portail documentaire ou à la stratégie de recherche d’informations avec sa minute absurdesque sur les opérateurs booléens. De la  proximité !

- Posons nous aussi la question des outils mis à disposition. Sont-ils à la hauteur des attentes des étudiants ? Roy Tennant nous rappelle avec pertinence ” Seuls les bibliothécaires aiment chercher, tous les autres aiment trouver !” Ces outils s’insèrent ils véritablement dans leurs univers numériques quotidiens ? On pourra imaginer la formation la plus 2.0  qu’il soit, elle n’aura aucun effet si l’offre des outils documentaires est en décalage avec les usages. Lorsque je vois un service comme Infosphère, je ne suis pas sûr que nous soyons en phase avec les usages de la génération Y.

- Les étudiants ne sont pas des experts du web 2.0. S’ils utilisent massivement les blogs, les réseaux sociaux ou plus simplement la nébuleuse des services Google, ils n’ont que très rarement conscience de la mésinformation, des enjeux de l’identité numérique ou encore du plagiat. Le bibliothécaire formateur est certainement le mieux placé aujourd’hui pour accompagner l’étudiant dans cette jungle informationnelle et lui donner la connaissance nécessaire de ce terrain numérique truffé de pièges. Sur ce point voir l’extraordinaire travail des geemiks à l’ESC de Lille sur l’identité numérique. Autre exemple. Une majorité d’étudiants ignorent encore des outils aussi incontournable que les fils rss ou encore le plug-in Zotero.  Les BU de Brest  ou d’Angers forment leurs étudiants à  la pratique des fils rss et à l’utilisation de l’outil de gestion bibliographique Zotero.

- La coproduction de contenus est certainement l’une des meilleures formations à cette culture informationnelle et numérique.  A l’image de l’Université Paris Descartes qui à mis en place une plateforme interne de blogs, “Les carnets de l’université Paris Descartes“ sur laquelle les étudiants, les chercheurs et les enseignants publient des billets sur leur lectures, stages, recherches ou cours. Chacun étant confronté à une écriture web, appréhende mieux l’information en ligne : effort d’écriture, de contenus validés et de références. Sentiment en outre, que chacun appartient à une communauté où chacun apporte sa contribution à la conversation collective. Une construction du savoir moins hiérarchisée, d’égal à égal, chacun étant à sa place. Un réseau social qui dénombre aujourd’hui plus de 4000 membres ! Le bibliothécaire formateur doit s’inscrire dans cette communauté comme étant l’animateur, le coordinateur, l’accompagnateur …

- Je ne pouvais terminer sans évoquer le crapaud fou qui sommeil à l’intérieur de chaque bibliothécaire ;-) . De l’audace dans la proposition de formation ! Et pourquoi pas Un barcamp culture informationnelle dans le SCD de l’université, co organisé avec les étudiants, les chercheurs, les enseignants et les documentalistes …. comment ça c’est trop bruyant !

- Enfin et on ne le dira jamais assez, tous cela n’est possible que si le bibliothécaire formateur a à disposition des outils de travail adéquats, un accès internet non bridé et la reconnaissance sur son temps de travail d’une activité de veille et d’auto formation. ça c’était pour le directeur de la B.U :-)

Les inscriptions sont ouvertes !

L’idée de cette journée est de proposer une demi-journée d’expérimentations et de réflexions autour du livre et du numérique. Une série d’ateliers “main à la pâte” pour mieux partager les impacts de l’innovation numérique sur la chaine du livre. Une occasion de rencontre et d’échanges entre bibliothécaires, libraires, éditeurs, auteurs, critiques et lecteurs avec pour mot d’ordre, “tous participants”.

Parmi les souhaits et projets d’ateliers retenons une forte envie d’ateliers avec des “blogueuses(eurs) du livre” – faites passer le message ! – un projet d’atelier sur “la recherche géographique fédérée”, un autre sur “les applications iPhone pour le livre”, un atelier sur “la BD de demain”, un atelier sur “être auteur à l’heure du web 2.0″, un “atelier sur les passerelles tangibles pour les supports numériques”, “distribution numérique de livres”, … Bref, si vous souhaitez monter un atelier, c’est à vous de faire qu’il existe.

Under the wave …..

Pause estivale.

A trop parler de vague informationnelle par monts et par vaux, j’ai décidé d’affronter de vraies vagues et d’en prendre plein la poire.

Bonnes vacances à tous & see you in september …. si je n’ai pas perdu ma bouée !

J’ai eu le plaisir de participer à l’atelier organisé lors du dernier Congrès de l’ABF sur la cohabitation pas toujours simple entre les DSI et les bibliothécaires – je vous en parlais déjà dans ce billet.  Débat animé par le zhybride en chef  Franck Queyraud, et auquel participaient Christine Perrichon de l’extraordinaire Chermedia, Gaëtan Royer chef de projet à la DSI du CG du Haut Rhin et Alexandre Garcia, responsable de l’antenne informatique des BM et des écoles de la ville de Limoges – deux informaticiens qui ont eu le courage d’ affronter les questions des méchants bibliothécaires !

J’avais comme consigne de  lancer le débat par une petite présentation censée présenter les soucis que connaissent certains collègues à expérimenter des services en ligne au sein de leur établissement du fait d’un accès à internet bridé. Un sujet très sérieux qui méritaient d’être traiter avec légèreté ;-)

Voici donc la présentation et les commentaires qui vont avec :

Slide 2 : il était une fois un bibliothécaire qui voulait devenir un crapaud fou !

Slide 3 : Rien de farfelu. Il s’agit de la très sérieuse théorie du crapaud fou appliquée aux bibliothèques.

Slide 4 : Même l’ABF a sorti  un guide pratique pour devenir ce nouveau genre de bibliothécaire …. c’est vous dire !

Slide 5 : Ces bibliothécaires hybrides expliquent à notre petit bibliothécaire qu’il doit disséminer les contenus de sa bibliothèque sur le web en profitant de l’effet réseau des fameux services 2.0.

Slide 6 : Comme MySpace.  Les Médiathèques de l’Agglomération de Brest y ont développé  la démothèque pour y défendre une scène musicale locale.

Slide 7 : Notre bibliothécaire tape My Space sur son PC …. mince !  Error proxy

Slide 8 : Pas grave.  Il a lu que Facebook était là où les internautes usagers aimaient se retrouver. La bibliothèque de Toulouse y a d’ailleur planté son drapeau.  Facebook donc,  mais

Slide 9 : …. error proxy

Slide 10 : Plus classique, les blogs.  Un atout de taille, la possibilité d’ ajouter des contenus multimédias à la simple critique d’un document disponible à la Médiathèque.  A l’exemple des vidéos Youtube que l’on trouve sur l’ ‘Everitouthèque des Médiathèques du Pays de Romans. Mince, le navigateur de notre bibliothécaire n’a pas le plugin lui permettant de visionner la vidéo. il tente l’installation ….

Slide 11 : … niet !

Slide 12 : Certainement que les désirs de notre futur crapaud fou sont trop éloignés du métier de bibliothécaire ….”normalement constitué”.  Proposer des ressources numériques, voila un truc qui rentre dans le moule !

Slide 13 , 14 ,15  : Bonne idée que de proposer à ses usagers des contenus numériques comme de la VOD, du documentaire pratique en ligne ou encore de la musique en streaming.

Slide 16 : Petit bibliothécaire veut tester ….. mais non ….error proxy ….. d’ailleurs il s’identifie tellement à ” error proxy” qu’il s’en ai fait un T.shirt !

Slide 17 : Revenons alors à la base de notre métier : accompagner l’usager ! Rien de révolutionnaire la dedans ! Quoique.

Slide 18 : un usager qui consulte sur l’une des machines de l’espace multimédia, tombe au hasard de sa navigation sur une page MySPace. Il ne comprends pas trop l’intérêt de ce réseau social.  Il demande à notre petit bibliothécaire de lui expliquer.

Slide 19 : Pas possible car le Myspace qui apparaît sur son poste se résume à … error proxy

Slide 20 : On ne cesse de dire que le professionnel de l’info doc doit être au premier rang de l’information litteracy …. pour l’instant il est plutôt au dernier rang à côté du radiateur.

SLide 21 : Au final ….

Slide 22 : Petit bibliothécaire crève d’envie de déchirer sa chemise à la face du monde bibliothèconomique en criant  ” I’m a crazy frog !”

Slide 23 : mais empêché, frustrés …. il est devenu un bibliothécaire fou !

Slide 24 : Avec le sentiment qu’il est un bibliothécaire du XXI ème siècle …. des années 50 !

Slide 25 : Comment empécher ou du moins amoindir l’éternel retour du Proxynator ? En expliquant nos missions peut être. En dialoguant, certainement !

calendocVous le savez, la principale source d’information pour les évènements dans le domaine de l’information documentation s’est arrêtée : biblio-fr est mort. (amen) L’alternative pour les évènements en information-documentation s’appelle Calendoc ! Calendoc aura sa page sur le futur bibliolab qui ouvrira en septembre.

En attendant, nous avons crée une page sur facebook pour faire connaitre et diffuser cette initiative purement non-commerciale, dans le seul intérêt de la communauté. La page facebook intègre le calendrier et un lien vers la carte google des évènements, vous pouvez aussi y laisser vos commentaire et vos suggestions d’amélioration.

Récapitulatif des manières d’accéder à Calendoc (vous n’avez que l’embarras du choix !)

Accéder au calendrier en pleine page
Suivre les mises à jour avec le fil rss de Calendoc
Recevoir les mises à jour par courriel (un mail quotidien, si un évènement est ajouté)
Télécharger tous les évènements au format ical pour les mettre dans votre agenda
La page Facebook

Calendoc, c’est déjà plus de 40 GO et/ou GP : des Gentils Partageurs d’évènements et des Gentils Organisateurs ! Et vous ? Pour participer, il vous faut juste envoyer un email à calendoc[at]gmail.com (en remplaçant le [at] par @). Le mode d’emploi de Calendoc est accessible ici.

Autre nouveauté; une fois GO ou GP vous serez automatiquement un GTP : un Gentil Trouveur de Partageurs ! :-) . En clair, vous pourrez à votre tour proposer à qui veut de participer, sans repasser par nous. L’idée est de favoriser au maximum des effets de réseaux.

Nous assurerons avec Silvère Mercier, co-fondateur de cette initiative, une modération des évènements a posteriori.

Deux rappels :

  • Nous attirons votre attention sur l’importance de bien respecter les règles du jeu. Nous vous rappelons par exemple que calendoc n’est pas dédié aux manifestations culturelles, mais bien aux évènements qui intéressent les professionnels de l’information documentation, hors stages du plus d’une journée. Nous avons décidé de nous limiter au monde francophone, sauf manifestations internationales d’importance (ex: congrès de l’IFLA).
  • Attention également, le champ Lieu de google est directement relié à Google maps ! Il ne faut donc pas inscrire bibliothèque machin chose + la ville mais bien l’adresse postale la plus complète possible suivi de “France” pour que le lieu de l’évènement soit directement proposé à l’internaute sur google maps lorsqu’il consulte l’évènement. Voir la google map Calendoc
  • Vous avez un blog ou un site ? Nous vous proposons d’ajouter le code widget suivant pour contribuer à disséminer Calendoc.

    Le widget ressemble à ça :


    Page Facebook de Calendoc

    Vous avez juste à insérer le code suivant sur votre site :

    <!– Facebook Badge START –><a href=”http://www.facebook.com/pages/Calendoc/90420527299″ title=”" target=”_TOP” style=”font-family: &quot;lucida grande&quot;,tahoma,verdana,arial,sans-serif; font-size: 11px; font-variant: normal; font-style: normal; font-weight: normal; color: #3B5998; text-decoration: none;”></a><br /><a href=”http://www.facebook.com/pages/Calendoc/90420527299″ title=”Page Facebook de Calendoc” target=”_TOP”><img src=”http://badge.facebook.com/badge/90420527299.1765.402371601.png” alt=”Page Facebook de Calendoc” style=”border: 0px;” /></a><!– Facebook Badge END –>



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