Déconnecté de ce blog, de Twitter, de Google Reader … jusq’en 2010. En attendant, calez vous bien à l’ombre des sapins ….

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Vous le savez surement, le Bouillon est passé en mode collaboratif. Grâce à l’exceptionnel Étienne, nous avons un outil unique et gratuit permettant une veille collaborative décentralisée, sans changer les habitudes des veilleurs, à base d’agrégateurs et de fils rss !
Une vingtaine de veilleurs (merci à eux!) fait donc l’effort de trier tous les jours dans le foisonnement des informations liées à l’info-doc et au numérique (voir les thématiques et l’équipe des veilleurs).
Seulement voilà, c’est bien connu : trop d’info tue l’info, l’infobésité guette les bibliothécaires gourmands que vous êtes ! C’est pour ça que nous avons proposé conjointement à la version intégrale du Bouillon une version allégée logiquement nommée le NECTAR. Après quelques semaines de rodage, la formule nous semble très bien fonctionner !
Concrètement, le Nectar c’est les liens les plus partagés par l’équipe des veilleurs du Bouillon dans les 2 derniers jours. Pour chaque article, vous saurez qui l’a recommandé et vous pourrez cliquer sur son nom pour en savoir plus sur le veilleur.
Vous pouvez suivre le Nectar de 2 manières :
Attention si vous êtes déjà abonnés au Bouillon par mail, vous devez vous en désabonner puis vous réabonner au Nectar par mail.
N’hésitez pas à combiner vos modes de veille, par exemple en prêtant un regard occasionnel et ponctuel au Bouillon intégral par twitter, (twitter est très bien pour çà, surtout avec un echofon sur firefox) ET une attention plus forte au Nectar! (normal c’est du concentré !
Ce billet est publié sur les blogs des veilleurs participant au bouillon des bibliobsédés
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Permettre à l’usager de laisser un commentaire sur nos outils en ligne ! Une affirmation qui hérisse les cheveux de bien des collègues bibliothécaires, directeurs de communication et autres élus. Imaginez. Ouvrir les commentaires sur le blog de la bibliothèque c’est nécessairement ouvrir la boite de pandore et subir des brouettes de commentaires négatifs pour ne pas dire diffamants
Rien de très rationnel dans tout cela. D’ ‘une part la participation des usagers sur nos outils reste très limitée – et je ne vous parle pas ici du catalogue, mais des blogs ou autres profils de bibliothèques sur les réseaux sociaux. D’autre part nos contenus ne sont pas sujet à polémique. Et encore moins si l’on utilise ces outils non pas pour mettre en avant l’institution mais un genre littéraire par exemple. Enfin il va bien falloir se mettre en tête qu’il vaut mieux miser sur l’intelligence de nos usagers que sur l’imbécilité d’une minorité !
Il est donc nécessaire de rassurer tout ce petit monde. David Lee King est responsable des services numériques de la bibliothèque publique du Topeka & Shawnee County aux États Unis. Il propose sur le site de sa bibliothèque une charte des commentaires – Community discussion Guidelines – consultable via un lien sous le champ de commentaire de chacune des pages du site.
Voici la traduction de cette Charte :
Nous encourageons les commentaires :
- Nous voulons vous entendre : S’il vous plait laissez vos commentaires, questions et autres réflexions … comme “vous les sentez” !
- Rester sur le sujet ! s’en tenir au sujet et aux questions soulevées par le billet et non sur la personne qui l’a écrit ou sur celles qui participent à la discussion.
- Réfléchissez avant de cliquer sur le bouton de publication. Rappelez-vous que ceci est un forum public et vos propos seront archivés sur ce site et disponibles pour quiconque – le Web a de la mémoire.
- Si vous ne savez pas être poli, abstenez vous ! Le respect est la règle du jeu. Vous devez respecter les autres commentateurs.A ne pas faire :
- Ne publiez pas de contenus protégés par un copyright (articles, vidéos, audio, etc) si vous n’avez pas la permission de les reproduire ou de les distribuer.
- Ne publiez pas de contenus susceptibles de propager des virus, des logiciels malveillants, des chevaux de Troie, etc
- Ne publiez pas de contenus obscènes, calomnieux, diffamatoires ou haineux
- Ne publiez pas de spam.
- Ne publiez pas d’informations personnelles telles que votre adresse ou le numéros de téléphone de votre domicile.Ce que nous ferons !
- Répondre aux commentaires, aux questions et faire des suggestions appropriées.
- Participer au fil des commentaires pour aider à orienter (ou recentrer) la discussion ou pour encourager la conversation.
- Si vous ne respecter pas cette charte, nous vous enverrons un email pour vous demander de la respecter. Nous pourrons également le faire au fil d’une discussion. En dernier recours nous supprimerons vos commentaires et bloquerons votre accès.
- Supprimer tous les messages qui sont manifestement commerciales ou semblables au pourriel.
- Retirer les contenus qui engage notre responsabilité juridique, comme les propos diffamatoires ou les contenus ne respectant pas les droits d’auteur.
L’intérêt de cette Charte ? Rassurer tout d’abord les “inquiets du commentaire” et très certainement débloquer des projets en attentes. La charte apporte la garantie que la participation en ligne n’est pas obligatoirement synonyme d’anarchie. Autre point positif, elle inscrit la bibliothèque comme animatrice d’une communauté. Celle ci encourage la conversation, veille à son bon fonctionnement et s’engage à y participer. C’est loin d’être anecdotique. Beaucoup trop de bibliothécaires se plaignent de la non participation de leurs usagers sans jamais eux même s’engager dans la conversation !
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NB : Ce billet est simultanément publié sur ce blog et celui de Silvère Mercier
La Bibliothèque de Limoges par le truchement du CNFPT Limousin (ou l’inverse) nous a demandé, à Silvère Mercier et moi-même, d’assurer 2 jours de formation les 19 et 20 novembre derniers sur le thème : “les sites web des bibliothèques : comment les faire évoluer pour les rendre plus vivants”. Intitulé-catalogue qui nous a permis de nous engouffrer dans la brèche ouverte par le mot vivant, en centrant la formation sur la démarche de médiation et d’animation de communauté sans proposer du tout un stage technique ou un catalogue de fonctionnalités en informatique documentaires.
Saluons l’excellent accueil qui nous a été fait par le personnel de la Bfm et tout particulièrement Nadine et Daniel qui outre une visite complète (jusqu’à la chaufferie) du magnifique équipement qu’est la Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges. Ils ont même donné de leur personne pour nous emmener dans des bars et nous permettre de rencontrer d’autres biblioblogueurs et assimilés en buvant des litres de bières, notamment lors de ce terrifiant match de foot, gagné oh la main!
Bibliothécaires, si vous passez par Limoges, ne manquez sous aucun prétexte de visiter la bibliothèque et de vous reposer quelques instant dans le jardin d’hiver, qui vous fera instantanément comprendre que la bibliothèque est un troisième lieu. ![]()
A l’origine, il nous avait été demandé de faire deux interventions successives d’une journée chacun. Nous avons proposé une co-animation pour ce stage, c’est à dire un intervention tous les deux sur les deux jours. C’était la première fois que nous adoptions cette formule.
Pourquoi ? Ce dispositif permet un meilleur encadrement des stagiaires pendant les TD et une plus grande interactivité avec le groupe. Intervenir à deux est moins stressant, permet de se passer la parole et d’être plus disponible pour les échanges avec les stagiaires.
Tout ça ne peut fonctionner qu’à condition d’être pleinement en accord sur les contenus de la formation, ce qui est bien entendu le cas avec l’ami Silvère ! En outre, cela suppose un découpage minuté de la formation. De ce point de vue nous pouvons être fiers de nous puisque le formation est rentrée dans le temps imparti et qu’à peu de choses près le minutage initial a été respecté ! Précisons que nous avions 95% du contenu issu de nos précédentes interventions et que l’organisation du stage, le montage des TD et le découpage nous a pris chacun environ 5 heures, ensemble par téléphone, et/ou seuls devant nos PC.
A l’usage des formateurs qui le souhaitent, nous mettons à disposition la carte heuristique sur laquelle nous avons travaillé. Soit dit en passant, cet outil (mindmeister) et ce mode de représentation (carte heuristique) sont sont révélés très efficaces pour préparer une formation, parce que très synthétiques et modulaires. Cette carte est placée sous licence creative commons, By-nc-sa, ce qui signifie concrètement que si vous souhaitez la réutiliser pour assurer une formation rémunérée (usage commercial) vous devez nous en demander l’autorisation.
Vous constaterez que notre démarche est progressive : contexte général du numérique, des outils, des enjeux des pratiques la première journée et la seconde plus orientée vers la mise en œuvre concrète et les retours d’expériences dans les bibliothèques.
Nous avons eu affaire à des stagiaires très sympathiques, intéressés et déjà un peu connaisseurs du numérique du fait de leur fonctions en majorité des postes de “responsables de l’informatique documentaire” de bibliothèques de tailles variées (parfois de très petites bibliothèques). Merci à eux pour la qualité de leur participation. (et n’hésitez pas à nous écrire si besoin !)
Nous avions choisi de proposer une approche pédagogique participative. En effet nous avions volontairement le premier jour évité de livrer des solutions toutes faites. A l’issu du panorama général sur les médias sociaux et d’une introduction sur le triptyque fil rss, blogs, wiki, nous avons donc dit aux stagiaires : maintenant, imaginez que vous êtes chez les Bisounours, oubliez vos contraintes, proposez nous 5 dispositifs qui vous semblent répondre aux attentes des usagers par rapport à ce que nous venons de vous proposer.
Le résultat fut, il faut le dire, à la hauteur de nos espérances ! Il est étonnant de voir la qualité de ce que des bibliothécaires peuvent imaginer lorsqu’on essaie de provoquer une démarche d’innovation dans un cadre pédagogique, par groupes de 3 ou 4 en quelques dizaines de minutes. Nous vous livrons donc ce qui a été proposé par les stagiaires, il s’agit de la prise de note en temps réel par Lionel à l’écoute de la présentation effectuée par le rapporteur de chaque groupe :
Table 1
- Flux rss personnalisé : service après recherche
- Livres pop up : vidéo sur Daily Motion Trailer d’albums jeunesses
- Mutualiser les tags et les commentaires de toute la France du monde
- Lettres de retard et réservation par mail ou sms
- Service de resa. en ligne et livres disposTable 2
- Flux rss recherche + classement par date d’acquisition
- Googlemaps des collections liées à une animation ou une programmation culturelle
- Émerger automatiquement les documents de la collection liés à l’actu
- Moteur de recherche thématiqueTable 3
- Conférences en ligne : streaming + archivées + rss thématique lié au sujet de la conf.
- Fil Rss nouveautés + podcast lectures HV
- Mutualiser les ressources de nos expériences – archivage dans une BD – ouvert aux communautés de pratique.
- Webservice réseau social du livreTable 4
- Flux rss nouveautés
- Indexation sociale sur le catalogue
- Recommandations statistiques
- feedothèque
- Portail de bib personnalisable
- Réseau social de la bib en ligne autour du livre
- IM sur le portail
Notez que les stagiaires ont une nette tendance à mélanger ce qui relève du service (relancer les retard par email) de ce qui relève de la médiation numérique sur les contenus. Il est normal à ce stade de la formation que cette confusion existe. Notons aussi que la nécessité de mutualiser à un large niveau national les contenus rédigés par les bibliothécaires a émergé d’emblée !
Afin de ne pas rester sur des innovations déconnectées de la réalité, nous avons proposé le lendemain un second TD permettant d’introduire l’innovation dans son contexte sur le mode : prenez un des dispositifs énoncé hier et mettez-le en œuvre dans une bibliothèque. Nous avons fait immédiatement suivre ce TD d’un retour de nos expériences en insistant sur les nécessité de légitimer, la démarche, les outils, les fonctions dans nos contextes respectifs. Nous avons en outre pris un peu de distance en liant la démarche à la mise en œuvre de politiques documentaires.
Là encore, résultats très intéressants, à partir desquels nous avons insisté sur différents aspects d’un projet de médiation numérique. Intéressant de constater que la notion de validation des contenus est très clairement ressortie, alors que la nécessité d’un coordinateur n’a pas été clairement identifiée… Attention, ne vous formalisez pas sur les détails, il s’agit d’une prise de note rapide.
Table 4- Implication du personnel – Collection de fil RSS organisée par secteur – Coordination par un comité – pas nécessairement le chef de secteur.
Table 3
- Pbq de la validation des contenus (responsable de section – coordinateur- directeur …).
- Organisation du temps
- Volontariat ? Obligation ? Par intérêt ? Thématique hiérarchique.Table 2
- Ouverture à tous les biblioacteurs
- Avis des lecteurs – mp3 – Podcast
- Pbq de la mobilisationTable 1
- Formation interne- sensibilisation
- Comité de pilotage ( représentation par secteur sur la base du volontariat + DSI + Dir de com ) : réflexion sur la médiation numérique + un cahier des charges
Voici donc le support que nous avons utilisé. C’est un gros diaporama de 250 slides, lui aussi placé sous licence creative commons By-nc-sa. Remerciements en particulier à François Guillot pour nous avoir autorisé à reprendre son diaporama sur les dynamiques communautaires.
- Implication du personnel – Collection de fil RSS organisée par secteur – Coordination par un comité – pas nécessairement le chef de secteur.Table 3
- Pbq de la validation des contenus (responsable de section – coordinateur- directeur …).
- Ouverture à tous les biblioacteurs
- Avis des lecteurs – mp3 – Podcast
- Pbq de la mobilisation
Table 1
- Formation interne- sensibilisation
- Comité de pilotage ( représentation par secteur sur la base du volontariat + DSI + Dir de com ) : réflexion sur la médiation numérique + un cahier des charges
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Je ne peux que vous encourager à lire ce mémoire principal de Littératures françaises, Monde du livre soutenu par Claire Oggioni à l’Université de Provence d’Aix en Provence. Nous avions longuement échangé lors de ses recherches.
Son auteur présente son travail : “Ce mémoire de recherche s’appuie à démontrer ce que le Web 2.0 contribue à changer dans la relation des bibliothèques et des bibliothécaires à leurs usagers. “L’usager au cœur des “bibliothèques 2.0″ : Analyse interdisciplinaire d’une mutation en cours” est donc une analyse ciblée de la révolution en cours dans les bibliothèques !”
La troisième partie de ce mémoire intitulée “L’usager acteur de la bibliothèque 2.0″ est à lire absolument si l’on veut se mettre à jour sur ces problématiques. C’est à lire ici
Voici un extrait de sa conclusion :
Les internautes ont gagné le pouvoir d’agir sur le Web grâce à de nouveaux outils techniques, dont les usages se sont généralisés, et dont les effets sur l’intelligence n’ont pas fini d’être étudiés. Un rejet général des autorités intellectuelles, ainsi que des intermédiaires médiatiques donne aux usagers à la fois l’exigence d’être servi au mieux en tant qu’ individu et l’envie de participer et de construire ensemble de nouveaux projets. Les usagers des bibliothèques s’attendent à être servis, mais sont également prêts à partager, à participer et à collaborer avec les professionnels des bibliothèques.
Pour cela, les bibliothécaires doivent avoir compris ces nouvelles attentes, non seulement pour répondre au besoin des « digital natives », au besoin des usagers- internautes, mais également pour répondre aux besoins de la société : la bibliothèque se déterritorialise et expérimente de nouveaux espaces dont les règles sont différentes, mais dont l’influence sur les usages territorialisés de l’espace physique est majeure. Une prise de conscience donc, mais également un nouvel état d’esprit : être prêt à servir les usagers au mieux plutôt que de concentrer d’abord ses efforts sur la gestion d’une collection pour ensuite la rendre accessible et attrayante, être prêt à partager un pouvoir (celui de construire le patrimoine, de le mettre en valeur, de créer de nouveaux services, de devenir conseiller…) La notion de médiation se rééquilibre donc dans une nouvelle démarche professionnelle orientée-usager qui ne se focalise plus sur la manière d’amener l’usager vers des collections acquises sur des critères de qualité, qui ne discrimine plus l’intelligence et les contenus que peuvent apporter les usagers, mais qui permet une meilleure communication entre usagers et bibliothécaires, ainsi que la rencontre entre une offre et une demande.
Petit bémol sur ce dernier point. La médiation se doit de proposer de nouvelles orientations, de nouveaux parcours au sein des collections acquises sur des critères de qualité – j’insiste sur ce qualificatif – élaborés en collaboration avec les usagers. Une co-construction des parcours et des contenus. C’est ce que développe par la suite Claire Oggioni.
Ceci en développant de nouvelles compétences qui permettent à la bibliothèque de ne plus seulement proposer des services documentaires, mais également des services non-documentaires culturels, éducatifs et sociaux qui soient au centre des attentes des usagers. Comment ? Par sa participation, sa collaboration et parfois en co-créant de nouveaux services et contenus qui peuvent être profitables à tous !
Et parmi ces nouvelles compétences, l’animation de communautés d’intérêt ! A quand un community manager dans l’organigramme des bibliothèques
L’expression « Web 2.0 », d’ouvrir la porte d’une réflexion professionnelle collaborative qui concerne tous les aspects du métier : la place de l’usager, la fonction d’une bibliothèque, les compétences attendues du bibliothécaire. Mais pas seulement. Car de nombreuses bibliothèques se déclarent aujourd’hui « 2.0 » : certaines parce qu’elles ont expérimenté l’usage des « outils 2.0 » dans leurs pratiques professionnelles, d’autres parce qu’elles expérimentent un nouveau modèle de bibliothèque, dont la médiation numérique est devenu une des missions essentielles. Quel est leur point commun ? Elles ont toutes commencé une transformation qui les place dans une nouvelle situation spatiotemporelle : les « bibliothèques 2.0 » s’ouvrent aux usagers, aux usagers-internautes et aux internautes du monde entier, donnent la parole aux usagers, leur permettent d’agir et s’ouvrent à l’expérimentation permanente, à la mise à jour collaborative.
Se débarrasser de la culture de la perfection et ouvrir les portes de l’expérimentation afin d’occuper au mieux la nouvelle frontière de l’info-doc … les territoires numériques !
Ce qui suit est le cœur des défis que nous devons relever :
Le bibliothécaire devient donc un élément essentiel du changement : la bibliothèque s’humanise et les bibliothécaires doivent devenir des accompagnateurs personnalisés, des animateurs et des gestionnaires de projets : mais aussi des experts techniques qui savent jouer des effets de réseau, des sociabilités autour du livre et de l’audience marketing nécessaire à leur présence sur le Web, un nouvel espace dont les règles sont à apprivoiser, pour mieux concurrencer la puissance dangereuse des sociétés à l’origine de nombreux « services 2.0 », et ainsi proposer autre chose. C’est là que les bibliothécaires peuvent mettre en valeur la plus-value de leur expérience professionnelle dans le tri, la sélection et la mise en valeur des collections, mais aussi tout simplement de l’information : dans un espace qui corresponde au lieu social et convivial attendu par les usagers. Les nouveaux services développés par les bibliothèques, qu’ils soient « 2.0 » (blogs, cartes collaboratives, portails de veille, widgets de recherche, recommandations des usagers…) ou pas (services de question-réponse, lettres d’information et contenus créés par les bibliothécaires…) permettent de mettre l’usager au cœur, non seulement des préoccupations des bibliothécaires, mais surtout du fonctionnement même des bibliothèques. La « bibliothèque 2.0 », si elle est déjà publique parce qu’elle est ouverte au public, a vocation de devenir publique, parce qu’elle sera au service des publics, collaborera avec les publics et même sera construite par les publics.
Le web n’est en rien un concurrent embarrassant et traumatisant. Ce média est une chance pour réaffirmer l’expertise des professionnels de l’info-doc dans l’accompagnement de l’internaute usager au sein de la jungle informationnelle. Et cela sera d’autant plus vrai si la bibliothèque accepte de ne plus miser seulement sur son identité numérique institutionnelle mais aussi sur son incarnation en ligne via des personnes ressources. Regardons du côté de Lille et des Geemiks !
L’usager ne doit pas cependant devenir « roi », ni les professionnels devenir de simples « prestataires de services », ils ne doivent pas abandonner les savoirs et savoirs-faires qu’ils ont développés au cours des siècles : la société en a plus que besoin face aux nouveaux enjeux de la surinformation (et de la « mal-bouffe » informationnelle) et les problématiques de mémoire et de conservation sont plus que jamais d’actualité…
La « bibliothèque 2.0 » n’en est qu’à ses débuts, il se peut qu’elle change de nom en cours de route… Mais la « bibliothèque 2.0 » est une mutation en marche qui place la bibliothèque comme carrefour des savoirs, dans lequel tous peuvent amener leur pierre à l’édifice, car chaque personne est experte, critique, ou artiste et peut contribuer à un savoir collectif, en constant mouvement : un savoir qui ressemble de plus en plus à la réalité sociale et cognitive des individus… Il existe un juste milieu entre refus du changement et déterminisme technique : il suffit de s’ouvrir, proposer, créer, échanger… vivre !
Et qu’on se le dise ….
Publié dans Non classé | Taggé bibliothèque 2.0, médiation numérique, usager, usages participatifs, web 2.0 | 4 Commentaires »
Le catalogue 2.0 s’ouvre à l’usager … Enfin, certain me diront. Ce catalogue 2.0 donne la parole à l’usager qui peut commenter une notice, attribuer une note à un document ou encore lui associer un tag … Ces métadonnées générées par les usagers viennent enrichir la base bibliographique constituée par les bibliothécaires. En théorie. Dans la pratique force est de constater que les usagers utilisent très peu ces fonctionnalités participatives. Cette absence de masse critique est un vrai problème car un service participatif ne trouve son intérêt que si le nombre d’utilisateurs augmentent. Quels seraient les freins à cette participation ?
L’obligation de se loguer pour participer ? Effectivement cette obligation présente un double inconvénient : celui de se couper des visiteurs non inscrits et surtout de casser la dynamique d’une navigation au hasard dans les collections – s’il en est !
Oui mais. Si nous regardons le catalogue de Saint Herblain qui est totalement ouvert nous ne pouvons que constater la faiblesse du nombre de commentaires.
La non mise en valeur des contenus produits par les usagers ? Nous pointons là, l’une des grandes faiblesses de nos catalogues de nouvelle génération. Dans son livre “Le catalogue de la bibliothèque à l’heure du web 2.0 “, Marc Maisonneuve indique que si huit opacs sur dix proposent la participation des usagers, seul quatre sur dix intègrent dans les résultats de recherche les commentaires ou encore les tags laissés par les visiteurs. En outre, très peu de portails de bibliothèques font remonter les avis des usagers dés la page d’accueil. Peu de commentaires donc et de surcroît invisibles.
Oui mais. The Hennepin County Library propose un blog dans leur Bookspace qui agrège tous les avis déposés par les usagers sur les notices du catalogue. Un formidable outil de médiation numérique et de sérendipité. Mais à mieux regarder, on s’aperçoit qu’en moyenne seulement huit commentaires par mois sont déposés sur le catalogue ! C’est bien peu sachant qu’il n’est pas nécessaire de s’identifier pour commenter ….
La non participation des bibliothécaires aux même ? Comment inciter l’usager à participer sur le catalogue si nous même nous ne nous donnons pas la peine de contribuer à la discussion. Je le regrettais déjà sur ce billet.
Oui mais. A Romans sur Isère, toutes les critiques produites dans la médiathèque apparaissent sur les notices sous forme de commentaires et d’ appréciations. Cela représente une quinzaine d’avis de bibliothécaires chaque semaine. Et pourtant les commentaires et recommandations des usagers sont très rares !
J’aurai pu ajouter à cette liste une ergonomie rédhibitoire des fonctionnalités participatives de certains catalogues. Oui mais …
Qu’est ce qui cloche alors ? Pas grand chose. Un catalogue de bibliothèque qu’il soit 1.0 ou 2.0 reste un catalogue de bibliothèque. C’est à dire un outil de recherche documentaire ….. bien loin de l’univers numérique quotidien de l’usager internaute habitué à commenter sur les blogs, à taguer sur dailymotion ou à réagir via twitter. Un usager de bibliothèque qui veut participer nous attend ailleurs. Sur ce point, je vous renvoie aux billets de Silvère Mercier, de Bertrand Calenge ou encore de Xavier Galaup.
Un catalogue 2.0 est donc vain ? Non, car les fonctionnalités dites 2.0 augmentent l’utilisabilité du catalogue. Un mieux pour l’utilisateur 1.0 et peut être une meilleur compréhension de celui ci pour l’utilisateur 2.0.
Oui, si nous continuons à penser le catalogue comme un simple réceptacle d’avis, d’appréciations et de tags. Des fonctionnalités participatives qui sont au final assez prescriptives. La participation ce n’est pas simplement “permettre”, c’est aussi aussi donner la possibilité de “penser avec” et de “construire avec”. Il faut donc s’en donner les moyens. Ainsi, Un catalogue totalement ouvert où ses données sont libérées et donc disséminables donne toute liberté à l’usager qui le désire de se le ré-approprier. Réalisation d’une cartographie d’un genre pour l’un, d’une timeline pour l’autre ou d’un plugin pour celui ci. Au final des usages de nos silos de données totalement customisés et qui profitent à toute la communauté des usagers lecteurs – tangibles ou virtuels – et surtout à la bibliothèque.
J’entends déjà la remarque qui tue du fond de la salle : C’est bien beau tout cela mais au final nous allons perdre le contrôle des usages de notre catalogue. Et pourquoi pas ?
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Avec la disparition de Biblio-fr, nous avons plus que jamais besoin de mutualiser les informations des évènements relatifs à l’information-documentation. La solution s’appelle Calendoc ! A l’occasion du lancement du Bibliolab, Calendoc dispose désormais de sa page officielle !
Nous y avons ajouté deux tutoriels qui vous expliqueront tout sur Calendoc en quelques minutes. Voilà une bonne occasion de découvrir le Bibliolab !
Aujourd’hui Calendoc c’est 58 contributeurs, dont des partenaires institutionnels, un agenda de plus en plus complet, une page Facebook avec presque 200 fans, mais aussi la possibilité de suivre les mises à jour par mail (nous avons 30 abonnés à la lettre d’information, on peut mieux faire). A ce jour, plus de 470 personnes suivent déjà le fil rss de Calendoc. Pour accéder au calendrier en pleine page, c’est par ici.
Écrivez à calendoc[at]gmail[dot]com pour obtenir un accès et diffuser des évènements. N’oubliez pas que si vous avez déjà un accès, vous pouvez le diffuser à toute personne intéressée !
Si vous représentez une institution nous pouvons désormais afficher votre logo sur la page de Calendoc, contactez-nous pour tous les détails.
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Il y a quelques mois je vous faisais part de mon souhait de voir la mise en place d’un veille collaborative thématique en info-doc. En commentaire de ce billet Silvère Mercier indiquait :
“Si y a moyen de dédoublonner et que c’est efficace, je suis partant bien entendu avec le Bouillon”.
Pour ceux qui ne le sauraient pas encore le Bouillon du Bibliobsédé, est la veille partagée en information-documentation proposées par Silvère Mercier.
Le salut est venu de Lully le roi de la moulinette yahoo pipes ! Le dédoublonnage est effectif – et même plus
et Silvère élargit la marmite de son bouillon.
Cette veille devient donc à partir d’aujourd’hui collaborative, et j’y participe !
Voici une présentation de ce nouveau service :
Le Bouillon est cuisiné pour contribuer à l’information et la formation de tous ceux qui s’intéressent au métiers de l’information-documentation, souhaitent en suivre les évolutions et mieux comprendre les mutations engendrées par le numérique.
Le Bouillon c’est une vingtaine de veilleurs attentifs à diffuser des articles de qualité, pour vous, en cohérence avec une ligne éditoriale de partage prédéterminé.
Le Bouillon est un concept, ce n’est pas un site, mais un service, un flux, une conversation.
Le Bouillon est gratuit et proposé dans un but non commercial, il repose sur la libre volonté des participants.
Vous trouverez toutes les informations sur les participants dans la carte heuristique du Bouillon, proposée ci-dessous, ou sur le Billet de Bibliobsession :
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[billet publié simultanément sur les blogs des membres du groupe bibliothèques Hybrides de l'ABF]
Le Bibliolab, c’est l’histoire de quelques crapauds fous qui ont suivi un fil RSS…
Issue d’une idée de Xavier Galaup, le Bibliolab est une plateforme en ligne qui a pour objectif d’offrir un espace de ressources et d’expérimentations pour les bibliothécaires souhaitant découvrir le Web 2.0 et ses applications. Le 26 septembre, à l’occasion du Bookcamp, les membres du groupe Bibliothèques hybrides de l’ABF présenteront cette plateforme.
Le Bibliolab est conçu pour vous permettre de :
- Vous former grâce à de nombreux tutoriels sur des outils tels que les blogs, les agrégateurs et bien d’autres,
- Expérimenter grâce aux plateformes de tests qui vous sont réservées sur le site : vous pourrez créer votre blog et poster vos premiers billets. Vous pourrez aussi utiliser un agrégateur et découvrir les possibilités offertes par les flux RSS.
Le Bibliolab met aussi en avant différentes ressources liées au groupe Bibliothèques Hybrides et à ses membres telles que :
- Calendoc, agenda collaboratif des professionnels de l’information-documentation
- Le blog du congrès ABF
- Les articles de la rubrique Le Billet des Hybrides dans la revue de Médiathèque(s) de l’ABF
Alors rendez-vous au Bookcamp ou sur bibliolab.fr. Et soyez nombreux à créer des blogs et des agrégateurs !
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J’étais la semaine dernière à Louvain la Neuve, en Belgique pour une intervention auprès des bibliothécaires formateurs de l’Université Catholique de Louvain, sur le thème “Génération internet : nouvelles pratiques pour les bibliothécaires formateurs”.
il s’agissait de donner du sens aux concepts un peu fourre tout de web 2.0 et de génération Y et de s’interroger sur les incidences possibles dans les pratiques des formateurs. Après un rapide aperçu des usages numériques quotidiens de cette génération, j’ai posé un postulat un tantinet provocateur : ces “digital natives” n’ont pas de demande particulière en terme de culture informationnelle tant le sentiment d’autonomie – et du coup de désintermédiation – est fort. Avec Google il n’a jamais été aussi facile de trouver – et je n’ai pas dit chercher – une information. Comble de facilité, il y a un bouton” j’ai de la chance” ! Pourquoi donc se poser la question d’une stratégie de recherche ou de s’interroger sur la validation de l’information ? Si je ne trouve rien sur le catalogue de ma B.U serait ce parce que “je n’ai pas eu de pot !”
Bien évidemment la formation à une culture informationnelle n’a jamais été aussi nécessaire …. mais les pratiques bougent …. formateur certes, mais médiateur aussi voire animateur de communauté !
Voici en vrac ce que j’ai défendu :
- La formation des outils est certes importante mais aujourd’hui la demande d’accompagnement se fait sur des usages précis. ” Je ne retrouve pas la revue que je cherche dans le catalogue de la BU … alors que je sais qu’il y ait“, formation proposée à l’UBO de Brest, me parait bien plus pertinent qu’une formation à la connaissance globale du portail documentaire ou à la stratégie de recherche d’informations avec sa minute absurdesque sur les opérateurs booléens. De la proximité !
- Posons nous aussi la question des outils mis à disposition. Sont-ils à la hauteur des attentes des étudiants ? Roy Tennant nous rappelle avec pertinence ” Seuls les bibliothécaires aiment chercher, tous les autres aiment trouver !” Ces outils s’insèrent ils véritablement dans leurs univers numériques quotidiens ? On pourra imaginer la formation la plus 2.0 qu’il soit, elle n’aura aucun effet si l’offre des outils documentaires est en décalage avec les usages. Lorsque je vois un service comme Infosphère, je ne suis pas sûr que nous soyons en phase avec les usages de la génération Y.
- Les étudiants ne sont pas des experts du web 2.0. S’ils utilisent massivement les blogs, les réseaux sociaux ou plus simplement la nébuleuse des services Google, ils n’ont que très rarement conscience de la mésinformation, des enjeux de l’identité numérique ou encore du plagiat. Le bibliothécaire formateur est certainement le mieux placé aujourd’hui pour accompagner l’étudiant dans cette jungle informationnelle et lui donner la connaissance nécessaire de ce terrain numérique truffé de pièges. Sur ce point voir l’extraordinaire travail des geemiks à l’ESC de Lille sur l’identité numérique. Autre exemple. Une majorité d’étudiants ignorent encore des outils aussi incontournable que les fils rss ou encore le plug-in Zotero. Les BU de Brest ou d’Angers forment leurs étudiants à la pratique des fils rss et à l’utilisation de l’outil de gestion bibliographique Zotero.
- La coproduction de contenus est certainement l’une des meilleures formations à cette culture informationnelle et numérique. A l’image de l’Université Paris Descartes qui à mis en place une plateforme interne de blogs, “Les carnets de l’université Paris Descartes“ sur laquelle les étudiants, les chercheurs et les enseignants publient des billets sur leur lectures, stages, recherches ou cours. Chacun étant confronté à une écriture web, appréhende mieux l’information en ligne : effort d’écriture, de contenus validés et de références. Sentiment en outre, que chacun appartient à une communauté où chacun apporte sa contribution à la conversation collective. Une construction du savoir moins hiérarchisée, d’égal à égal, chacun étant à sa place. Un réseau social qui dénombre aujourd’hui plus de 4000 membres ! Le bibliothécaire formateur doit s’inscrire dans cette communauté comme étant l’animateur, le coordinateur, l’accompagnateur …
- Je ne pouvais terminer sans évoquer le crapaud fou qui sommeil à l’intérieur de chaque bibliothécaire
. De l’audace dans la proposition de formation ! Et pourquoi pas Un barcamp culture informationnelle dans le SCD de l’université, co organisé avec les étudiants, les chercheurs, les enseignants et les documentalistes …. comment ça c’est trop bruyant !
- Enfin et on ne le dira jamais assez, tous cela n’est possible que si le bibliothécaire formateur a à disposition des outils de travail adéquats, un accès internet non bridé et la reconnaissance sur son temps de travail d’une activité de veille et d’auto formation. ça c’était pour le directeur de la B.U
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