La veille apprivoisée #8

Fotomat - Par L.Dujol. CC-BY-SA

Sélection hebdomadaire d’informations parues sur le web concernant le monde de l’info-doc et les enjeux du numérique.

– La lente érosion des inscrits en bibliothèque – Enssibrèves

Depuis 2003, la perte d’inscrits est de 16,5% pour les bibliothèques publiques, et de 14% pour les bibliothèques de l’enseignement supérieur. Il en est malheureusement de même pour la fréquentation des « non inscrits ».

Christelle Di Pietro indique dans cette brève un article de C. Poissenot dans lequel il fait un constat tout aussi alarmant : Entre 2004 et 2009, ce sont les trois quarts des bibliothèques centrales de communes de plus de 50 000 habitants qui sont frappés par une baisse de leur fréquentation. Les établissements qui représentent la lecture publique par des bâtiments d’envergure sont encore plus touchés que les autres. Même des réalisations récentes, qui ont fait la fierté de la profession, sont délaissées par les citoyens : Vénissieux (– 31 %), Évreux (– 30 %), Orléans (– 28 %), Villeurbanne (– 24 %), Nice (– 23 %), Poitiers (– 22 %), Châlons-en-Champagne (– 20 %), Limoges (– 20 %), Blois (– 17 %), La Rochelle (– 17 %), Chambéry (– 16 %), Reims (– 16 %), Toulouse (– 10 %), Montpellier (– 9 %) …

Olivier Tacheau met le doigt sur l’une des raisons de la baisse de la fréquentation des bilbiothèques, à savoir des horaires d’ouverture inadaptées.  Sur son blog, il fait le constat suivant « J’ ai trouvé plus d’une trentaine de B.U fermées en ce lendemain de 11 novembre en moins de 10 minutes sur Google, sans aller plus loin ». Et de s’emporter :

 » sur l’assentiment collectif et l’irresponsable légèreté avec laquelle les BU ouvrent ou plutôt ferment leurs portes pour un oui ou pour un non, sans aucune raison objective ! Je sais, vous allez encore me faire le coup des étudiants qui sont rentrés chez papa/maman ou de la fac qui coupe le chauffage… et je vous répondrai juste que cette manière de penser et de toujours se disculper est suicidaire. Si les étudiants ne viennent pas c’est parce qu’on est fermés, pas l’inverse, et qu’on les oblige à nous vous regarder d’un œil désabusé et résigné devant tant de mépris de leur condition et de leurs besoins. »

Le Motif s’est effetivemment interrogé sur l’impact des horaires d’ouverture sur les usages et fréquentations en bibliothèque publique.  L’étude conclut à une effective corrélation entre les horaires d’ouverture et les profils d’usagers accueillis. L’élargissement et l’adaptation des horaires contribuent donc à attirer de nouveaux publics et accroître la fréquentation des publics habituels.


Architecture des bibliothèques : que nous apprend la science-fiction ? – Enssibrèves

L’architecte Carla Leitao vient de publier dans le HuffingtonPost une série de trois articles – en anglais – consacrés à l’architecture des bibliothèques. Le premier article est consacré aux bâtiments actuels et note notamment la place qu’y occupent désormais le multimédia, les lieux de production, de convivialité et de formation. Le second article est consacré à l’histoire des espaces des bibliothèques. Le dernier article, le plus intéressant,  étudie le futur des bibliothèques à partir de la vision qu’en donnent les auteurs de science-fiction.

En écho et en français, lire le remarquable article de Mario Tessier publié sur la Revue Argus « Les bibliothèques du futur en science-fiction »

Jean Michèle Salaun nous explique qu’avec le numérique le bilbiothécaire devient lui aussi un architecte, un architecte de l’information.

« Il est aujourd’hui indispensable, pour des sites web riches en contenus, des sites de grandes institutions, à but lucratif ou non, de faire appel à des spécialistes de l’organisation et du repérage de l’information, de même qu’à des spécialistes de l’expérience des utilisateurs. Ces deux types d’expertises convergent vers un même objectif : garantir un accès intuitif et facile au contenu, pour l’utilisateur d’une application ou d’un portail web (ou, plus généralement, de tout système d’information). On appelle les professionnels détenant ces expertises des Information Architects, « des architectes de l’information

L’enjeu pour ces nouveaux professionnels (…) construire à la fois des prestations et des institutions qui soient réellement dédiées à la communauté qu’ils servent, reprenant à leur compte la longue tradition des infrastructures épistémiques, sans l’inféoder aux stratégies industrielles qui visent à verrouiller le Web ni la réduire à la logique performative des ingénieurs. « 

Il n’existe au Québec et en France à ce jour aucune formation en architecture de l’information. Et ce n’est pas de la science fiction …
Amazon : l’industrialisation de la fidélisation – La Feuille

Hubert Guillaud nous fait brillamment la démonstration qu’Amazon est tout sauf une bibliothèque comme l’on a essayé de nous faire croire la semaine dernière.

Il faut prendre la mesure qu’Amazon est une industrie, dans l’acception la plus capitaliste du terme. Mais ce n’est pas qu’une industrie qui repose sur l’exploitation de la force de travail. C’est aussi une industrie du marketing, qui repose sur l’exploitation de tous nos biais cognitifs pour favoriser la commercialisation de ses produits.

Reste que c’est seulement en comprenant en profondeur son fonctionnement qu’on saura trouver des parades et développer des offres alternatives à l’omnipotence d’Amazon comme des autres grandes industries de l’internet.

 

Yes we camp and read : la bibliothèque des peuples à Occupons Montréal – Bilbiomancienne

Marie D. Martel, très impliquée dans la bilbiothèque des indignès de Montréal, continue à nous faire partager le quotidien de cette « bibliothèque clandestine » :

Le jour tombe quand j’arrive.  Le temps qu’on fasse un brin de conversation, il fait noir. Éric me propose une chandelle. Mais le vent l’éteint tout de suite. La génératrice se met en marche, Jamie réussit à brancher une ampoule. Une fois, deux, trois de suite, c’est le black out qui se répète. Jamie lance que ça doit être comme ça à Bagdad et nous rions. J’en suis à me demander si je vais pouvoir finir de ranger : mon iPhone s’est épuisé à servir de flashlight. Puis, Walter surgit avec une petite lampe dell. Je le remercie et je lui dit que ça me donne l’idée de traîner une lampe frontale dans mon kit. «Like a miner’s lamp?» No Walter, a lamp for literature mining!

En attendant les indignés français tentent de s’installer … mais les compagnies de CRS veillent. Difficile dans ces conditions de tenir une bibliothèque du peuple …

La veille apprivoisée #7

Signet - Par L.Dujol. CC-BY-SA

Sélection hebdomadaire d’informations parues sur le web concernant le monde de l’info-doc et les enjeux du numérique.

Et Amazon réinventa la bibliothèque – Ecrans

« Amazon vient d’ouvrir un nouvel espace sur son site permettant de télécharger des livres sur sa liseuse Kindle pour un temps limité, sans payer le prix de leur acquisition. Bref, de les emprunter — exactement comme on a l’habitude quasi-ancestrale de le faire à la bibliothèque municipale.« 

En regardant de plus prés les modalités de prêt, on ne peut emprunter qu’un seul livre à la fois, et pas plus d’un par mois. La possibilité de télécharger un nouveau titre se débloque lorsqu’on « rend » le précédent. La lecture d’un livre emprunté est limitée aux seuls appareils de la marque Kindle. Le catalogue comprend plus de 5 000 titres mais très peu de Best-Sellers. Contrairement à ce que laisse croire le titre de l’article publié sur Ecrans, Amazon ne réinvente pas la bibliothèque.

C’est ce que nous confirme Andy Woodworth sur son blog « Agnostic May Be ». L’arrivée du service de prêt de livres numériques d’Amazon n’annonce pas l’apocalypse pour les bibliothèques, pour la simple raison que la valeur ajoutée des services de bibliothèque ne se résume au simple prêt de livres.

A ce propos, une plateforme de prêt de livres numériques dans les bibliothèques québécoises portée par l’agrégateur ANEL-De Marque sera présentée lors du prochain congrès des milieux documentaires à Montréal. En attente de connaitre ce qui est le plus important dans l’affaire : les conditions de prêts et les libertés d’usage des emprunteurs …

Foire de Francfort (3/3) : regard mondial et prix du livre numérique – SoBookOnline

« Les prix détermineront en partie l’adoption du livre numérique. La tarification est cependant bien plus complexe qu’on ne le croit et il ne suffit pas de baisser le prix d’un livre pour voir ses ventes augmentées. C’est en fait le juste prix qui est difficile à déterminer, compte tenu de la perception qu’a un lecteur de chaque réalisation et de chaque projet… »

Question, donc : quel est le juste prix d’un livre numérique ? le prix accepté serait fonction de la valeur perçue par le client.

La gratuiteté ne semble pas être la solution à en croire Julien Simon, éditeur de livres numériques. « Pour 1000 livres gratuits téléchargés, il se vend 1 livre payant en moyenne ». En outre il fait « un constat de vampirisation du payant par le gratuit ». Manifestement l’économie Freemium appliquée aux livres ne fonctionne pas.

A noter les résultats 2011 encourageants de Publie.net et une entrevue de François Bon à lire pour comprendre l’esprit Publie.net.

Wikipedia : l’encyclopédie, une bibliothèque, ‘un refuge pour l’esprit’ – Actualitté

« Wikipedia est particulière. Elle est comme une bibliothèque ou un jardin public. Comme un refuge pour l’esprit. C’est un endroit où nous pouvons tous nous rendre pour réfléchir, apprendre et partager notre connaissance avec d’autres. ». Jimmy Wales – Fondateur de Wikipédia

Un simple don de 7 € de tous les lecteurs limiterait alors l’appel au don à une journée par an. Pour ma part c’est fait.

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La veille apprivoisée #6

Révolte - Par L.Dujol. CC-BY-SA

Sélection hebdomadaire d’informations parues sur le web concernant le monde de l’info-doc et les enjeux du numérique.

Des bouquins, pas des bombes : les bibliothèques du peuple – Bibliomancienne

Marie D. Martel met en perspective quelques articles publiés sur le mouvement des indignés insistant sur  » la présence de bibliothèque dans les sites d’occupation. Ces bibliothèques y jouent plusieurs rôles stratégiques : elles contribuent à la légitimation du mouvement Occupy, elles participent à la fondation de la communauté des indignés et elles nous entraînent à repenser notre conception de l’accès au savoir et à l’information ainsi que nos modèles de la bibliothèque. » 

Parmi ces articles j’attire votre attention sur celui de Barbara Fister publié sur The Library Journal, « Why the Occupy Wall Street Movement Has Libraries« . Un article remarquable.

« Le mouvement des « Wall Street Occupers » s’est rapidement doté d’une bibliothèque et non pas parce qu’il y avait un besoin d’information. Avec Google, Twitter, Facebook et divers sites de streaming vidéo, le mouvement est inondé d’informations. C’est plus un moyen de définir la communauté à travers une forme culturelle et significative de partage, de se passer physiquement les livres d’une main à l’autre. Il faut convaincre les gens que créer des bibliothèques de prêt comme celles-ci dans des lieux publics s’est envoyer le signal que partager des livres est un acte important, quelque chose qui fonde une communauté. »

Ces  bibliothèques publiques « clandestines » s’étendent à Boston, Los Angeles, Seattle, San Francisco, Portland, Dallas  et désormais Montréal comme nous l’indique Marie D. Martel dans le billet cité ci dessus. Et en France ? A partir du 4 novembre les indignés occupent la Défense. Et si une bibliothèque du peuple s’y installait …

Digital Content Frustration – Sarah Houghton

Sarah Houghton est une bibliothécaire américaine engagée. Dernièrement elle condamnait l’accord overdrive/Amazon, ici elle nous offre un plaidoyer anti-DRM. « Les DRM n’empêchent pas le piratage, ils sont discriminatoires, augmentent les coûts, rendent difficile la préservation. Les DRM sont anti-bibliothèque. Dites non aux éditeurs qui en profitent. Dites non au contenu avec DRM ! ».

Sarah Houghton fait connaitre ses engagements nos seulement sur son blog, mais aussi lors des conférences qu’elle donne comme ici au colloque Internet Librarain 2011. J’aime cette forme de militantisme …

 Non à la ligne claire ! – Dominique Lahary.

En écho à tout ce qui est pointé supra. « L’essentialité de la bibliothèque est, ces temps-ci, fréquemment brandie en réaction à la notion de bibliothèque 3e lieu où pour condamner l’introduction du jeu vidéo. Tels les fixistes niant l’évolution des espèces, on trouve toujours des gens pour prétendre que l’essence de la bibliothèque précède son existence. Heureusement que nous sommes nombreux à passer outre. Ce qui menacerait la bibliothèque, ce serait sa fixité. « 

– Qu’y aura-t-il demain sous nos moteurs ? – Affordance.info

A l’heure de l’industrie de la recommandation et des moteurs prescripteurs, la vigilance des professionnels de l’information est absolument indispensable.  » Demain. Chercherons-nous pour retrouver ce que nous ou nos « amis » connaissent déjà, permettant ainsi aux acteurs du secteur de vendre encore plus de « temps de cerveau disponible » ? Chercherons-nous simplement pour acheter, pour consommer et pour affiner le modèle de la base de donnée des intentions ? Ou pourrons-nous encore chercher pour découvrir ce que nous ne savons pas (au risque de l’erreur, de l’inutile, du futile) ? « 

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La veille apprivoisée #5

Pink Head - Par L.Dujol. CC-BY-SA

Sélection hebdomadaire d’informations parues sur le web concernant le monde de l’info-doc et les enjeux du numérique.

– Choisir, acheter une liseuse – Le tiers livre

Une synthèse pour franchir le pas. Les bibliothécaires doivent ABSOLUMENT lire ce texte de Francois Bon ! Les commentaires sont passionnants et passionnés

– Libraries Got Screwed by Amazon and Overdrive – Librarian in black

Le point de vue de Sarah Houghton, concernant l’accord Overdrive/Amazon et les bibliothèques publiques.  » Overdrive a essentiellement permis à Amazon de vendre leurs livres sur le Kindle de nos abonnés. Et ce sont les bilbiothèques et l’argent public qui lui ait alloué qui paient pour ce privilège. Et qu’en est-il de la confidentialité des données de nos usagers utilisateurs ? Overdrive n’a pas jugé bon de s’expliquer ». Ne signez pas automatiquement les contrats que l’on vous tend, faites savoir votre désaccord avec ces méthodes, mieux rejetez le deal !
Ce billet a secoué la biblioblogosphère américaine. Le meilleur est ici.

La représentation des bibliothèques au cinéma – Bibliothèque numérique de l’Enssib

Comment les bibliothèques apparaissent au cinéma, via l’examen de trois grandes thématiques : la mise en image du lieu, ses habitants (bibliothécaires, usagers, protagonistes se rendant à la bibliothèque), les rôles qui lui sont dévolus. Une interrogation sur la représentation de la lecture, de la profession de bibliothécaire, de l’usager légitime.
En écho la présentation de Pascal Siegel et cette communication de Marianne Pernoo. Les italiens travaillent aussi sur ce thème – Merci Sabrina Bombassei 😉

– Le « trésor de guerre » de Google Books – Frédéric Kaplan

Le taux d’ouvrage soumis au droit d’auteur est de 80% des fonds de Google Books. 20% des ouvrages sont libres de droits. « Une composition donc bien différente de celle de Hathi Trust, Gallica et Europeana qui ensemble approchent les 10 millions de titres numérisés mais provenant uniquement du domaine publique. Le coeur de la base de Google Books est donc bien constitué par des livres récents, exploitables commercialement. Pour reprendre les expressions d’Alain Jacqueson, viendra bientôt le temps de la « grande négociation » où Google Books devra monnayer globalement ce « trésor de guerre fabuleux », engrangé grâce à la bienveillance des bibliothèques. »

Lionel Maurel précise en commentaire sur mon profil Facebook : « Erreur ! HahtiTrust ne contient pas uniquement des ouvrages du domaine public, mais les copies des ouvrages scannés par Google Books et versés par certaines bibliothèques partenaires, et notamment celles comme la bibliothèque de Michigan, qui ont permis la numérisation d’oeuvres sous droits. 😦 »

– Libérez les soupes ! – S.I.Lex

‘Participer au festival de la soupe à Brest et publier les recettes sous licence libre sur un portail dédié au sein de WikiBrest, l’encyclopédie collaborative locale du pays de Brest. Quel meilleur exemple que celui des recettes de cuisine pour faire toucher du doigt ce qu’est la notion de biens communs, à travers la mise en partage et la transmission des connaissances ? »

– Espace média ou le nouveau récit technologique des bibliothèques – Marie D. Martel

« La bibliothèque est plus qu’un lieu, c’est un projet, un espace de création de liens, un incubateur social, une coopérative du futur pour des citoyens et des communautés, pour plus d’accès et de participation à la culture et au savoir ».

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La veille apprivoisée #4

Colleurs d'affiche - Par L.Dujol. CC-BY-SA

Sélection hebdomadaire d’informations parues sur le web concernant le monde de l’info-doc et les enjeux du numérique.

– Vers des livres vivants – InternetActu

« Faire subir des ajustements à un livre pour le faire passer d’une époque à une autre n’est pas nouveau. La différence importante entre un livre numérique remis à jour et une édition imprimée révisée, au-delà du temps et du coût : dans la première, la révision remplace littéralement le livre qui précède. Une fois téléchargé, dans la plupart des cas, un nouveau livre numérique supplante la version originale, comme si la première version n’avait jamais existé– un livre numérique élimine le souvenir de qui l’a précédé. »

 – Casser la page – La feuille

Des interrogations sur la conception des livres numériques. L’arc narratif étant transformé, quid des outils de création ? Quid des outils qui permettent aux lecteurs de naviguer convenablement et facilement dans ce qu’ils cherchent? Quid de la disparition de l’indexation des livres numériques ?

– Making Ebooks Visible at Academic Libraries – The digital shift

Comment rendre visible son offre d’ebooks en bibliothèque universitaire ?
Dans le même esprit lire cet article de David Lee King qui nous explique comment ne pas séparer le numérique du physique. Promouvoir la présence numérique de la bibliothèque ( Facebook, Twiter, Youtube …) dans les murs par une signalétique dans les salles de travail, la machine à café, dans les rayonnages avec nos livres, en fond d’écran des postes de consultation …

– 7 Things You Should Know About Service Design – iLibrarian

Le design des services en 7 questions essentielles. Sur le même sujet, voir cette présentation de Zaana Howard

– Gamification: la slideshareatture – Ludicité

Une sélection de ressources très intéressantes pour comprendre le concept de gamification. La définition de Thierry Robert : « Intégration de mécaniques ludiques dans l’espace public pour favoriser la participation citoyenne par l’éducation, la sensibilisation et l’engagement. »

– Vers la fin du RSS ? – Bibliothèques [Reloaded]

Firefox a retiré son icône RSS de la barre d’URL, Twitter le lien « RSS » sur la page d’un profil, Google annonce que Google Reader va disparaître de la barre de navigation depuis Gmail. Allons nous vers la fin du RSS ? Plutôt vers la fin d’un RSS « grand public », qui préfère suivre l’actu via les réseaux sociaux, et un repositionnent vers certaines communautés d’utilisateurs dont les professionnels de l’information. Un billet qui a fait débat. Etienne Cavalié a fait une mise au point.

– Guide pratique pour un portail web en bibliothèque – bibliothèque numérique de l’Ennsib

Le Guide pratique pour un portail web de bibliothèque est un outil visant à aider les professionnels des bibliothèques à concevoir le portail web de leur établissement, à saisir certains enjeux, à se positionner sur des services et à élaborer un cahier des charges pour leur prestataire informatique. Très utile.

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La veille apprivoisée #3

Binoculars - Par bencarr. CC-BY-SA Source : Flickr

Sélection hebdomadaire d’informations parues sur le web concernant le monde de l’info-doc et les enjeux du numérique.

– Comprendre ce que la lecture sociale impacte – La feuille

Une excellente synthése de la réflexion que mène Marc Jahjah aka SoBookOnline sur la lecture sociale : la valeur de nos annotations ? Qu’échangeons-nous vraiment au-delà de nos lectures : une critique ou une vente potentielle ? Dans ces conditions d’industrialisation de ce que nous partageons comment construire la liberté du lecteur ?

– Livre numérique: on est en train de se planter royalement ! – Jean François Gayrard (Facebook)

‎ »Les gens lisent de moins en moins. Le prix du livre papier est de plus en plus élevé. Il y a une opportunité avec le numérique de faire circuler des textes plus facilement avec des coûts de production beaucoup plus réduits, mais non on continue à sacraliser le livre, à la présenter comme un produit de luxe même dans sa version numérique en faisant payer le prix fort. Et pendant ce temps-là, 300 millions de personnes ont téléchargé Angry Birds mais certainement pas 300 millions de fichiers PDF à 16€ avec des DRM … »

– Quel modèle économique pour le livre numérique ? – ParisTech Review

‎ »En extrapolant, on pourrait dire que le livre, se dématérialisant, tend à devenir un service, plutôt qu’un bien. C’était un objet, il est en passe de devenir un flux, échappant toujours plus à la prise de ceux qui le produisent, au profit de ceux qui le font circuler. Ce n’est pas seulement le marché qui évolue, c’est l’idée même du livre qui est en train de se transformer. » Un bon article pour comprendre l’histoire du livre numérique…

– Les bibliothèques publiques peuvent-elles être freemium de l’édition numérique ? – Bibliobsession

« Et si les bibliothèques étaient l’une des voies “free” d’une édition qui donne accès à des contenus en freemium? Sans s’encombrer des actuels DRM chronodégradables attachés à un fichier, pourquoi ne pas considérer, comme cela est déjà le cas depuis vingt ans pour des contenus académiques, que ce qui est loué par la bibliothèque pour ses usagers c’est un accès et des services? »

 Le portail documentaire : les pré-requis – Davidolib

Une présentation de David Olievero faite lors du stage « Le portail documentaire : du projet à la réalisation » organisé par Mediat Rhône-Alpes. Tout y est : les aspects stratégiques, organisationnels, communicationnels, la légitimé du projet, débrouillabilité et appropriation des outils… A visionner +++

– As a Revolution Takes Root, a Library Grows – Library journal

Quand une révolution prend racine, une bibliothèque pousse … celle des indignés de Wall Street.

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La veille apprivoisée #2

Baywatch cabin - Par iuk. CC-BY-SA Source : Flickr

Sélection hebdomadaire d’informations parues sur le web concernant le monde de l’info-doc et les enjeux du numérique.

Médiation numérique : réappropriation vs autonomie – Bilbiobsession

« En reléguant le travail des bibliothécaires à du culturel, nous sommes coupés d’une part des enjeux d’accès à l’information tout court. Il y a là un élément très important à comprendre pour faire en sorte que la médiation numérique ne soit pas perçue comme enjeu lié à un seul type d’équipement, les EPN OU les bibliothèques et se transforme en une manière déguisée de remobiliser des élus autour d’équipements au financement public en déclin. Il nous faut penser de nouveaux dispositifs de médiation. » Lire les commentaires sur ce lien.

La guerre des supports : la réponse marketing d’Amazon – La feuille

« Les liseuses et tablettes sont bien en train de bouleverser le marché de l’informatique pour le faire passer d’un marché centré sur la technologie à un marché centré sur les contenus. Et dans ce domaine, c’est le marketing qui devient le coeur de la guerre »

On a piraté le droit de propriété intellectuelle – Homo numericus

« Les extrémistes du copyright ont étendu au cours des 25 dernières années l’application du droit de propriété intellectuelle à un point qui menace les fondements même de nos sociétés : la liberté d’expression, le droit d’information, la culture, l’éducation et même la santé publique. Autrement dit, c’est le bien public qui est pris en otage par des intérêts privés au nom d’un droit devenu absolu et opposable à tout. »

– Avons-nous un parti pris contre la créativité ? – Internet Actu

« Les gens affirment explicitement apprécier les idées créatives, mais bien souvent, ils les considèrent négativement et ont tendance à les rejeter car elles ont tendances à générer un sentiment d’incertitude. Mieux au sein d’une organisation. Le créatif fait un piètre manager car aux yeux de ses subordonnés : un leader crédible doit être sérieux plutôt qu’original. » ça vous parle amis bibliothécaires 😉 ? Lire les commentaires sur ce lien.

Le contenu n’a plus de valeur – Zéro seconde

« Quand le temps de présence en ligne passe par un réseau social, il faut compter sur les citations, et uniquement les citations, pour espérer avoir de la visibilité. le contenu n’a plus de valeur, mais que c’est la référence qui en a. » Le régne des influenceurs sur la qualité des contenus ? Lire les commentaires sur ce lien

Pourquoi les avis négatifs ont-ils un impact positif sur les ventes ? Internet Actu

“les critiques négatives, argumentées et bien écrites, ont tendance à favoriser les ventes d’un produit car elles permettent à l’utilisateur de mesurer le risque qu’il prend” Voila de quoi relancer le débat sur l’idée que la médiation ne se résume pas à une valorisation des coups de coeur.

Les bibliothèques publiques de Toronto évitent les coupures dans un nouvel écosystème des médias – Bibliomancienne

Les habitants de Toronto ce sont mobilisés avec succès pour éviter les coupes budgétaires des bilbiothèques publiques. Qu’en est il des citoyens Montréalais lorsque l’on apprend dans les commentaires du billet de Bibliomancienne la fermeture de la section adulte de la bibliothèque Georges-Vanier. Un silence assourdissant, non ?

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