La veille apprivoisée #4

Colleurs d'affiche - Par L.Dujol. CC-BY-SA

Sélection hebdomadaire d’informations parues sur le web concernant le monde de l’info-doc et les enjeux du numérique.

Vers des livres vivants - InternetActu

"Faire subir des ajustements à un livre pour le faire passer d’une époque à une autre n’est pas nouveau. La différence importante entre un livre numérique remis à jour et une édition imprimée révisée, au-delà du temps et du coût : dans la première, la révision remplace littéralement le livre qui précède. Une fois téléchargé, dans la plupart des cas, un nouveau livre numérique supplante la version originale, comme si la première version n’avait jamais existé– un livre numérique élimine le souvenir de qui l’a précédé."

 - Casser la page - La feuille

Des interrogations sur la conception des livres numériques. L’arc narratif étant transformé, quid des outils de création ? Quid des outils qui permettent aux lecteurs de naviguer convenablement et facilement dans ce qu’ils cherchent? Quid de la disparition de l’indexation des livres numériques ?

Making Ebooks Visible at Academic Libraries - The digital shift

Comment rendre visible son offre d’ebooks en bibliothèque universitaire ?
Dans le même esprit lire cet article de David Lee King qui nous explique comment ne pas séparer le numérique du physique. Promouvoir la présence numérique de la bibliothèque ( Facebook, Twiter, Youtube …) dans les murs par une signalétique dans les salles de travail, la machine à café, dans les rayonnages avec nos livres, en fond d’écran des postes de consultation …

7 Things You Should Know About Service Design - iLibrarian

Le design des services en 7 questions essentielles. Sur le même sujet, voir cette présentation de Zaana Howard

Gamification: la slideshareatture – Ludicité

Une sélection de ressources très intéressantes pour comprendre le concept de gamification. La définition de Thierry Robert : "Intégration de mécaniques ludiques dans l’espace public pour favoriser la participation citoyenne par l’éducation, la sensibilisation et l’engagement."

Vers la fin du RSS ? – Bibliothèques [Reloaded]

Firefox a retiré son icône RSS de la barre d’URL, Twitter le lien « RSS » sur la page d’un profil, Google annonce que Google Reader va disparaître de la barre de navigation depuis Gmail. Allons nous vers la fin du RSS ? Plutôt vers la fin d’un RSS « grand public », qui préfère suivre l’actu via les réseaux sociaux, et un repositionnent vers certaines communautés d’utilisateurs dont les professionnels de l’information. Un billet qui a fait débat. Etienne Cavalié a fait une mise au point.

Guide pratique pour un portail web en bibliothèque – bibliothèque numérique de l’Ennsib

Le Guide pratique pour un portail web de bibliothèque est un outil visant à aider les professionnels des bibliothèques à concevoir le portail web de leur établissement, à saisir certains enjeux, à se positionner sur des services et à élaborer un cahier des charges pour leur prestataire informatique. Très utile.

———

Ma veille au jour le jour est à suivre sur mon profil Twitter ou Facebook ou encore sur ma liste de partage Google Reader


La biliothèque 2.0 est à la fois lieu physique et espace virtuel

Nous définissons bien souvent le concept de bibliothèque 2.0 à la volonté de développer de nouveaux services en ligne estampillés web 2.0.  Une approche qui me parait trop partiel.

Pascal Krajewski nous a proposé les 5 axes qui définiraient une bibliothèque 2.0 :

  1. se promouvoir (marketing)
  2. s’ouvrir à l’usager (qu’il devienne contributeur)
  3. améliorer les outils existants (approfondir les missions traditionnelles)
  4. délivrer de nouveaux services (diversification des missions traditionnelles)
  5. se poser en forum social (lieu central pour la communauté)

Et si le fameux 2.0 signifiait tout simplement un modèle de bibliothèque "réinventé". Une bibliothèque 2.0 dans la globalité de ces services. Car au final, ces 5 piliers ne font qu’affirmer le recentrage de nos services sur l’usager. Un usager considéré  pour ce qu’il est et non uniquement pour ce qu’il doit faire dans la bibliothèque.

Nous connaissons tous l’exemple de Saint Herblain qui fut l’une des toutes premières Médiathèques à proposer un catalogue totalement ouvert à l’usager. Suite à une enquête auprès des usagers – peut être qu’ Yves Aubin pourrait nous en dire plus ! – la ville de Saint Herblain a décidé d’ élargir les services de la Médiathèque et leurs dispositions d’accès.

Ainsi depuis le 1er septembre :
- L’inscription devient gratuite pour tous les habitants de Saint-Herblain, quel que soit leur âge. De mon point de vue première marche indispensable pour raisonnablement élargir l’accès à la culture, à l’étude et à la connaissance.
- Élargissement des horaires d’ouvertures. la médiathèque Hermeland est désormais ouverte six jours sur sept, du lundi au samedi inclus. Les horaires sont également élargis.
- Afin de réduire les files d’attente à la sortie, trois bornes sont installées qui permettent les libres emprunts et retours des documents.
- La fin de la séparation enfants-adultes. Afin de combler le fossé intergénérationnel et pour mieux accompagner la transition de l’enfance vers l’âge adulte, les documents « jeunesse » et « adultes » ont été regroupés par thèmes dans les différents espaces, exception faite des albums pour les petits, des bandes dessinées et des romans jeunesse. Les documents présentés sur les rayonnages sont « tout public ».
Nous l’avons mis en place à la Médiathèque Monnaie à Romans sur Isère … et ça marche ! Des parents qui accompagnaient leurs enfants à la bibliothèques ont "découvert" le fonds documentaire adulte …
- La possibilité de réserver via le site internet ou par appel téléphonique.
- Enfin, le public peut désormais recevoir la liste des nouvelles acquisitions de La médiathèque sur un ou plusieurs thèmes choisis directement sur sa messagerie électronique ou par flux RSS.  Il suffit pour cela d’aller sur le catalogue informatique du site de La Bibliothèque et de cliquer sur les mots Nouvelles acquisitions en bas et à droite de l’écran.
(Source : Eventaire. Newsletter de la Médiathèque de St Herblain]

Nous sommes d’accord, rien de révolutionnaire, quoique. Mais ce qui me séduit ici, c’est la volonté d’améliorer l’accès et l’utilisation des services de la bibliothèque dans leur globalité et simultanément.  Ce qui mine de rien, est un signal fort.  Il n’y a pas de séparation entre le service réel et le service en ligne. La "bibliothèque 2.0" est donc un pack de services indissociables. Et surtout le service à l’usager est clairement réaffirmé. Un usager  considéré dans sa multiplicité. il est hésitant ( gratuité, mélange des fonds …), il est actif ( élargissement des horaires, réservation en ligne, borne de prêt ),  il est un convaincu ( le fil rss, la newsletter …), il est un e-usager ( catalogue 2.0, rss, reservation en ligne …) ….

La bibliothèque à l’heure du web 2.0 - Un guide publié par Archimag.

La bibliothèque en devenir est à la fois lieu physique et espace virtuel. Ses missions traversent le temps : rassembler, organiser et diffuser le savoir, le patrimoine et la culture. Simplement le numérique oblige à les revisiter et les technologies 2.0 ouvrent la perspective de nouveaux services. Avec un mot d’ordre : l’accès sur place ou en ligne doit être facilité.
Ce qui est sûr : on ne peut plus concevoir une bibliothèque aujourd’hui comme on le faisait hier.

Cette nouvelle conception des bibliothèques est la "bibliothèque 2.0"

Bibliothècaire pour les non-usagers.

" Pourquoi t’es bibliothécaire ?". Bertrand Calenge nous pose cette question sur son bloc note. Spontanément j’ai répondu "Pour les non usagers". Une réponse un peu surprenante mais essentielle tant je suis convaincu que « la fréquentation ne se comprend que par l’analyse de la non fréquentation » – Claude Poissenot. En outre s’intéresser à ceux qui ne viennent pas, nous oblige à sortir du schéma trop idéalisé de l’usager. Schéma sur lequel nous nous reposons un peu trop souvent …

La non fréquentation n’est pas anodine. Nous savons qu’une large majorité de la population de nos territoires ne franchissent pas la porte de nos bibliothèques. Les raisons en sont complexes et diverses. Je vous renvoie à l’étude de Claude Poissonot sur les non usagers des BDP de la Meuse, faites en 2003.
Mon attention se porte plutôt sur une autre étude. Celle effectuée par Olivier Moeschler de l’ Observatoire Science, Politique et Société de l’Université de Lausanne avec la collaboration d’étudiants futurs bibliothécaires. Une étude qui porte notamment sur les représentations des non-usagers de bibliothèques municipales à Genêve :

Mis à part le degré de notoriété des bibliothèques municipales ou le rapport des personnes au livre et à la lecture, ce sont les images positives et négatives associées aux bibliothèques et aux bibliothécaires qui s’avèrent être un obstacle important pour les non-usagers (qui sont souvent des ex-usagers) et qui les empêchent de réintégrer la fréquentation de ces établissements dans leurs habitudes.

Cet imaginaire du non usager est sans appel. La bibliothécaire :

Dans les portraits, on ne compte pas les adjectifs tels que « sévère », « austère », « stricte », « vieux et poussiéreux », et des expressions telles que « vieilles femmes à lunettes », « femmes âgées, maigres et avec chignon très serré » (le chignon et les lunettes étant des éléments récurrents dans cette imagerie), ou encore « vieilles filles à tendance religieuse » voire « frileuses, cul-serré, enveloppées dans de grosses jaquettes »… A en croire les répondants, les bibliothécaires seraient toutes des « psychotiques du rangement », des « femmes n’ayant rien réussi dans leur vie », « frustrées par la vraie vie » qui « sont trop dans leurs livres » ! Des enquêtés ont raconté leur sentiment d’être en permanence surveillés par les bibliothécaires, certains disent même pour toute réponse : « chut ! »

Certes caricatural, mais significatif de notre image défaillante auprès de ce public… Vous aurez aussi noté que nous avons systématiquement à faire à des femme !

Plus intéressante est l’énumération des services que devraient offrir une bibliothèque aux yeux de ces non usagers :

- davantage de nouveautés, un fonds plus complet, une offre plus large (presse, nouveautés, supports électroniques, livres d’images ont été cités)
- la possibilité de livraison à domicile, de commander à distance (« que la bibliothèque vienne à moi »), ou au moins la possibilité d’effectuer des recherches à la maison, sur l’Internet (surtout de la part des jeunes) ;
- des horaires plus flexibles et plus de souplesse concernant les délais de retour, une classification plus facile à comprendre
- concernant l’accueil : plus de convivialité, donner davantage envie d’y entrer et d’y rester, être moins austère, proposer un lieu plus vivant, une décoration plus joyeuse, plus de disponibilité du personnel pour aider dans les recherches ;
- un coin café, un coin café-lecture, voire un « bistrot-bibliothèque » où l’on pourrait « boire un verre et échanger ses impressions sur les livres »
- des salles où l’on peut parler à haute voix, d’autres une « ambiance feutrée » ;
- des expositions plus variées, des petites expositions en relation avec le livre ; des débats, des lectures, par exemple par des personnalités ; des invitations d’auteurs ; des journées à thème, ou alors des nocturnes ; voire de la musique, des concerts ou encore des films
la possibilité d’acheter sur place les livres qui ont plu ;
- une garderie, un « coin où l’on peut parquer les enfants et choisir tranquillement » ;
- des jeux vidéo (notamment pour attirer les jeunes) ;
- mieux cibler le public et d’une manière générale, prendre plus en compte les besoins des usagers ;

Désarmant, car cette bibliothèque imaginaire est à quelques services prés celle qui est à côté de chez eux…

Cette représentation négative confirme ces non-usagers dans l’idée que nos établissements ne répondent pas à leurs pratiques, à leurs envies. Car ce qui est décrit entre ces lignes, c’est une bibliothèque exclusivement consacrée aux livres, aux prêts, au silence.
Nous savons tous que cette image viellote ne reflète pas la dynamique réelle qui existe dans les bibliothèques. Pourtant, force est de reconnaître que nous nous vendons assez mal. trop préoccupés par nos usagers convaincus; trop persuadés que promotion de nos services est incompatible avec nos missions; pas assez attentifs à vendre nos services auprès de nos élus, de nos services communication …. Bref, "séduire" l’usager – réel ou potentiel-  n’est pas dans nos compétences.

Les outils que nous proposent le web 2.0, nous offrent la possibilité d’offrir de nouveaux services en ligne qui sont – et j’en suis convaincu – de réel outils de séduction – sans être exclusif. Les blogs en sont un exemple :

Redynamiser l’image de nos bibliothèques et de nos métiers n’est certainement pas l’unique réponse à apporter aux non-usagers, mais elle est sans aucun doute l’un des piliers . Communiquer, promouvoir, séduire pour persuader que les désavantages qu’ils rattachent aux bibliothèques peuvent, précisément, constituer des avantages – la bibliothèque est bien un lieu de culture, mais de culture loisir, de culture appartenance. Démontrer enfin et comme conclu Olivier Moeschler, que loin d’étre des « musées du livre », les bibliothèques sont des laboratoires où s’expérimentent des nouveaux liens au savoir et à la société.

Géolocalisons nos collections !

Il y a des minutes précieuses. Celles passées à Brest en compagnie de Loïc Hay le furent sans aucun doute. En quelques clics passionnés et passionnant il m’a fait une démonstration de quelques services en ligne permettant de géolocaliser automatiquement une base de données. Le zybride que je suis a immédiatement percuté sur l’un d’eux : batchgeocode.com. Démonstration.

Le point de départ est une table de données sur une feuille de calcul. J’effectue donc une exportation de notices à partir de mon SIGB – opsys – vers une feuille de calcul. L’important étant de récupérer des notices ayant des infos géolocalisables. Faut donc jouer avec les mots matières.

Celle ci à l’écran Il est nécessaire de la reprendre afin d’éliminer le bruit et de veiller à ce que les entrées géographiques – ici, les mots matières -soient bien géolocalisable. La région "Bretagne" ne fonctionne pas, le département du Finistère, oui. En bref batchgéocode géolocalise sans trop de soucis, les villes, les départements, les pays et les continents.
Ce formatage terminé, j’ai donc une table de notice avec le titre, l’auteur, l’édition, le résumé, la cote et les mots matières géolocalisables. Voir l’exemple ici.

Direction batchgeocode.com. Pas besoin de se logger, le service est totalement ouvert ! But in english.

Copiez la base de données figurant sur votre feuille de calcul et collez la dans la zone texte prévu à cet effet sur la page batchgeocode.

Puis cliquez sur "Validate Source" pour vérifier que le format de la table est exploitable. Si c’est le cas, le nombres de lignes et de colonnes doivent correspondre à votre table source.

L’étape suivante est importante. Il faut sélectionner les colonnes qui détermineront à la fois les infos géolacalisables sur la carte et celles qui figureront sur la bulle d’information correspondant à la notice localisée.

Tout est ok ? Aspirine peut être ? Cliquez sur le bouton "RunGeocoder" et le géoencodage de vos notices s’engage. Cela peut être long ….

C’est fait. Deux options sont possibles. Soit cette carte devient une page web avec une url propre. Le Portail de la bibliothèque pouvant pointer vers celle ci. Dommage, pas de possibilité de "l’embeded "!

Soit la carte est encodée en un fichier KML. Nos usagers pourront ainsi intégrer directement la cartoguide de la bibliothèque dans leur Google Earth !

Au delà, ce fichier KML pourra être utile pour d’autres services en ligne permettant de superposer des couches d’informations supplémentaires à ce dernier …. j’en parle bientôt.

Une solution qui demande encore du travail et qui ressemble fort à du bidouillage. Néanmoins sans commune mesure avec la première cartoguide que j’avais faite à la main sur google maps !

Quelques remarques. Je n’ai pas utilisé toute les possibilités de ce service. Nous pouvons ajouter à la table de données des urls de sites, d’images – couvertures de livres par exemple -, l’url de la notice si les liens profonds étaient possibles sur mon SIGB, des codes de couleurs permettant par exemple, de différencier les collections. Je ne l’ai pas fait car ces infos n’étant pas directement intégrées aux notices,  je n’ai pas eu le courage de les rentrer manuellement pour chacune des 384 notices !
Ceci dit, pourquoi ne pas rentrer ces informations lors du catalogage des prochaines acquisitions de guides ! Prendre en compte aussi, la possibilité de géolocaliser la notice lors de  l’attribution des mots matières. "Himalaya"seul, n’est pas géolocalisable, "Himalaya – Tibet ", oui. Des suggestions qui ne sont pas simples à organiser en interne….

Pourquoi géolocaliser son catalogue ?
C’est tout d’abord le moyen de revaloriser notre catalogue et nos collections en offrant des portes d’entrées plus ludiques et plus adaptées aux publics – établies ou potentiels ! Une carte permet ce que ne permet pas nos catalogues : le surf ! Glisser un peu au hasard des notices. Permettre aussi ce que fonts nos usagers dans nos murs : butiner d’un rayon à l’autre. Permettre enfin, ce que font les non usagers sur internet, s’amuser à zoomer sur Google Earth et tomber sur une notice de ma bibliothèque !
Le biliothècaire y trouve aussi son compte. En terme de politique documentaire notamment. Cette représentation  graphique permet de voir en un seul regard quelles zones sont riches et quelles zones ont été négligées.

Enfin ces outils spectaculaires sont une manière de mettre en valeur tout ce savoir qui dort parfois dans la tête du biliothècaire.

I’m library lover

Lors de mon périple en Suède l’hiver dernier dernier, j’avais remarqué dans les rues de Stockholm plusieurs personnes arborant un badge avec un cœur rose bonbon. Ce petit gadget m’a tout de suite séduit. Je trouvais sympa de croiser régulièrement ce petit cœur dans les rues bien froides de la capitale suédoise – oui je sais ça m’apprendra de partir au pôle nord en plein hiver ….

Bien évidemment, je ne pouvais passer à coté des cultissimes bibliothèques d’Europe du Nord. Me voilou donc entrant dans la bibliothèque du centre culturel de Stockholm et je tombe sur un immense saladier rempli du fameux badge rose bonbon ! Je m’y précipite et me concentre sur ce qui est inscrit dessus : Library Lovers ! Ces personnes dans la rue revendiquaient  tout simplement qu’ils aimaient les bibliothèques ….

Après renseignent, ce badge – et plein d’autres gadgets – est distribué par la Swedish Library Association pour demander une plus grande implication politique dans les bibliothèques publiques. La Suède est le seul pays nordique à ne pas avoir de politique nationale de lecture publique !

Au delà de ce contexte, une idée de promotion géniale, simple et d’une efficacité redoutable.  Un badge pour s’inscrire dans la communauté de la bibliothèque. Et c’est pas du web 2.0 pour le coup !
A quand une campagne nationale française sur les bibliothèques publiques bien sympatoche et pas trop pompeuse … qui donne envie, quoi !

J’ai copieusement plongé ma main dans le saladier et j’ai disséminé à mort !!

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 53 followers