La veille apprivoisée #4

Colleurs d'affiche - Par L.Dujol. CC-BY-SA

Sélection hebdomadaire d’informations parues sur le web concernant le monde de l’info-doc et les enjeux du numérique.

Vers des livres vivants – InternetActu

"Faire subir des ajustements à un livre pour le faire passer d’une époque à une autre n’est pas nouveau. La différence importante entre un livre numérique remis à jour et une édition imprimée révisée, au-delà du temps et du coût : dans la première, la révision remplace littéralement le livre qui précède. Une fois téléchargé, dans la plupart des cas, un nouveau livre numérique supplante la version originale, comme si la première version n’avait jamais existé– un livre numérique élimine le souvenir de qui l’a précédé."

 – Casser la page – La feuille

Des interrogations sur la conception des livres numériques. L’arc narratif étant transformé, quid des outils de création ? Quid des outils qui permettent aux lecteurs de naviguer convenablement et facilement dans ce qu’ils cherchent? Quid de la disparition de l’indexation des livres numériques ?

Making Ebooks Visible at Academic Libraries – The digital shift

Comment rendre visible son offre d’ebooks en bibliothèque universitaire ?
Dans le même esprit lire cet article de David Lee King qui nous explique comment ne pas séparer le numérique du physique. Promouvoir la présence numérique de la bibliothèque ( Facebook, Twiter, Youtube …) dans les murs par une signalétique dans les salles de travail, la machine à café, dans les rayonnages avec nos livres, en fond d’écran des postes de consultation …

7 Things You Should Know About Service Design - iLibrarian

Le design des services en 7 questions essentielles. Sur le même sujet, voir cette présentation de Zaana Howard

Gamification: la slideshareatture – Ludicité

Une sélection de ressources très intéressantes pour comprendre le concept de gamification. La définition de Thierry Robert : "Intégration de mécaniques ludiques dans l’espace public pour favoriser la participation citoyenne par l’éducation, la sensibilisation et l’engagement."

Vers la fin du RSS ? – Bibliothèques [Reloaded]

Firefox a retiré son icône RSS de la barre d’URL, Twitter le lien « RSS » sur la page d’un profil, Google annonce que Google Reader va disparaître de la barre de navigation depuis Gmail. Allons nous vers la fin du RSS ? Plutôt vers la fin d’un RSS « grand public », qui préfère suivre l’actu via les réseaux sociaux, et un repositionnent vers certaines communautés d’utilisateurs dont les professionnels de l’information. Un billet qui a fait débat. Etienne Cavalié a fait une mise au point.

Guide pratique pour un portail web en bibliothèque – bibliothèque numérique de l’Ennsib

Le Guide pratique pour un portail web de bibliothèque est un outil visant à aider les professionnels des bibliothèques à concevoir le portail web de leur établissement, à saisir certains enjeux, à se positionner sur des services et à élaborer un cahier des charges pour leur prestataire informatique. Très utile.

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Quelle expérimentation de la lecture numérique en bibliothèque ?

Quelle expérience usager/bilbiothécaire ? Testeur, lecteur, passeur ? - Par glencoepubliclibrary. CC-BY-SA Source : Flickr

J’ai le sentiment que les bibliothécaires français hésitent à s’emparer de la question de la lecture numérique. Face à une minorité active, la majorité de nos collègues semblent être dans l’attentisme. Certes, les usagers ne sont pas encore au rendez-vous. Même si la progression du livre numérique s’accélère en France, le marché reste timide – Le Kindle boostera t-il le marché ? –  et les offres de livres numériques en bibliothèque laissent encore à désirer. Si le bibliothécaire français, à l’image de la majorité de ses usagers, n’est pas encore un lecteur de livres numériques, il n’en demeure pas moins un professionnel qui doit savoir anticiper et accompagner ces nouvelles pratiques de lecture sans attendre que la demande se fasse pressante. Car la lecture numérique fascine et suscite bien des interrogations dont les médias se font l’écho, relayant parfois un scepticisme à la limite du ridicule. La bibliothèque doit donc être un lieu d’expérimentation de la lecture numérique afin que chacun puisse se faire sa propre idée. Quelques réflexions.

La consultation sur place de tablettes  : apprendre à regarder les usages

Des bibliothèques ont fait le choix de proposer des tablettes en consultation sur place notamment pour lire des revues et des journaux numériques. Un service assez proche de la consultation traditionnelle de périodiques dans les murs de la bibliothèque. Sauf que l’usage attendu, n’est pas nécessairement celui constaté. Les usagers utilisent bien les tablettes mises à disposition mais lisent assez peu les revues embarquées préférant découvrir toutes les possibilités de l’appareil. Les retours d’expériences parlent d’échec. Si il y a échec, c’est celui des bibliothécaires qui ont projeté sur la tablette une pratique de lecture qui serait similaire à celle qu’ils constatent lorsqu’un usager s’installe confortablement pour lire un journal papier. La lecture n’est qu’un possible dans la multitude d’usages offerts par une tablette. A défaut de comprendre, apprenons à regarder ce que les usagers nous montrent en manipulant dans nos murs les appareils que nous mettons à leur disposition.

Le prêt de liseuses, un service voué à disparaître.

Les projets de prêt de liseuses se multiplient. Le bibliothécaire y retrouve ses réflexes. La liseuse est mise à disposition dans les conditions d’un prêt traditionnel. Le succès est indéniable et les listes d’attente s’allongent. Certaines bibliothèques envisagent l’achat de nouvelles liseuses. Il y a là, sans aucun doute, la réponse à une double attente : celle des curieux qui veulent expérimenter la lecture numérique et celle de ceux qui n’ont pas les moyens financiers de s’en approcher.

Néanmoins c’est un service difficile à pérenniser. La technologie et les formats de fichiers de lecture n’étant pas stabilisés, ils posent la question du renouvellement régulier des appareils.  S’ajoute des contraintes de prêt très fortes et peu adaptées au fonctionnement des bibliothèques. Une manutention lourde, la fragilité des appareils et une assistance en cas de problèmes techniques. Au final beaucoup de contraintes et parfois de la frustration aussi bien pour le bibliothécaire que pour l’usager. Je ne suis pas certain qu’une liseuse ait vocation a être prêtée tant elle est un objet personnel, proche de soi dans tous les sens de l’expression. Concentrons-nous sur une offre de contenus appropriables. Je vous encourage à lire le retour d’expérience lucide de la bibliothèque municipale de Sainte Julie au Québec, publié par la revue Argus.

Allons-nous poursuivre cette expérience? Certainement jusqu’à la fin de la vie active des deux liseuses. Les usagers voient le prêt de ces documents comme une initiation, une découverte de ce que peut être ce genre de médium, sans plus. Tout comme le personnel, ils sont satisfaits d’avoir la possibilité d’explorer les nouveaux médias. À la réflexion, je crois que la bibliothèque de Sainte-Julie devrait se concentrer sur le développement du prêt de livres numériques …

L’usager réduit au rôle de testeur ?

Le prêt de liseuses s’accompagne souvent d’un questionnaire afin de recueillir les impressions des usagers sur la manipulation de l’appareil et sur l’ergonomie de l’interface. Je ne remets pas en question la pertinence de ses enquêtes qui nous permettent de mieux cerner les pratiques, mais je regrette que l’on réduise l’expérience de lecture numérique à une simple appréhension des fonctionnalités techniques de la liseuse, même si elles sont importantes. En donnant à l’usager la posture d’un testeur, je ne suis pas certain que nous séduisions des lecteurs potentiellement intéressés mais impressionnés par des a priori techniques. Le prêt de liseuse au sein d’un club de lecteurs me paraît être plus intéressant. L’usager testeur partage ses impressions et profite de l’entraide des membres de la communauté. L’investissement des bibliothécaires est plus important qu’un simple prêt de liseuses, mais il y a ici une valeur ajoutée humaine qui ne peut que rassurer et encourager l’usager dans son cheminement vers la lecture numérique. Mais il faut aller plus loin car l’expérimentation de la lecture numérique ne peut se résumer en un test partagé de liseuses. .

Du club de testeurs au club de lecteurs de livres numériques.

Utilisons nos clubs de lecteurs pour ce qu’ils sont et proposons un partage de ses lectures numériques. A Romans sur Isère, nous sommes en train de mettre en place un « Troc de lecture numérique ». En échange du prêt d’une liseuse, nous demanderons à l’usager de produire la critique du livrel qu’il aura lu. Elle sera partagée, discutée au sein de la communauté réunie chaque mois. Elle sera aussi valorisée et disséminée sur nos supports de médiation qu’ils soient tangibles ou numériques. L’usager devenant ainsi le meilleur défenseur de nos ressources numériques. Ce genre d’expérience à l’avantage de recentrer la liseuse sur le plaisir de lire et le texte. La communauté peut aussi s’ouvrir à ceux qui possèdent une liseuse ou une tablette et faire ainsi de la bibliothèque un lieu d’expérimentation de lecture numérique et sociale,  intra-muros et en ligne – c’est un vœu pieu ;-).  L’implication des bibliothécaires est essentielle. Ils sont animateurs de communauté, force de proposition et producteur de recommandations. Le bibliothécaire devient alors lui aussi un lecteur de livres numériques.

Faire du bibliothécaire un « lecteur du numérique ».

Ce genre de projet est mobilisateur. Il ne s’agit pas seulement de mettre à disposition un lot de liseuses pour découvrir et recueillir les impressions des bibliothécaires, mais d’en faire un outil de médiation à part entière pour connaitre et valoriser l’offre de ressources numériques proposée par la bibliothèque. Nous nous approprions ce qui fait sens. La liseuse n’est pas une fin en soi. Je crois beaucoup à cette démarche intégrée à un projet de médiation qu’au simple prêt de liseuses ou d’une offre « brute » de livres numériques qui ne feront pas de mon point de vue du bibliothécaire un lecteur – passeur ? – averti du numérique … pas plus que l’usager d’ailleurs.

La veille apprivoisée #3

Binoculars - Par bencarr. CC-BY-SA Source : Flickr

Sélection hebdomadaire d’informations parues sur le web concernant le monde de l’info-doc et les enjeux du numérique.

Comprendre ce que la lecture sociale impacte – La feuille

Une excellente synthése de la réflexion que mène Marc Jahjah aka SoBookOnline sur la lecture sociale : la valeur de nos annotations ? Qu’échangeons-nous vraiment au-delà de nos lectures : une critique ou une vente potentielle ? Dans ces conditions d’industrialisation de ce que nous partageons comment construire la liberté du lecteur ?

- Livre numérique: on est en train de se planter royalement ! – Jean François Gayrard (Facebook)

‎"Les gens lisent de moins en moins. Le prix du livre papier est de plus en plus élevé. Il y a une opportunité avec le numérique de faire circuler des textes plus facilement avec des coûts de production beaucoup plus réduits, mais non on continue à sacraliser le livre, à la présenter comme un produit de luxe même dans sa version numérique en faisant payer le prix fort. Et pendant ce temps-là, 300 millions de personnes ont téléchargé Angry Birds mais certainement pas 300 millions de fichiers PDF à 16€ avec des DRM …"

Quel modèle économique pour le livre numérique ? – ParisTech Review

‎"En extrapolant, on pourrait dire que le livre, se dématérialisant, tend à devenir un service, plutôt qu’un bien. C’était un objet, il est en passe de devenir un flux, échappant toujours plus à la prise de ceux qui le produisent, au profit de ceux qui le font circuler. Ce n’est pas seulement le marché qui évolue, c’est l’idée même du livre qui est en train de se transformer." Un bon article pour comprendre l’histoire du livre numérique…

Les bibliothèques publiques peuvent-elles être freemium de l’édition numérique ? – Bibliobsession

"Et si les bibliothèques étaient l’une des voies “free” d’une édition qui donne accès à des contenus en freemium? Sans s’encombrer des actuels DRM chronodégradables attachés à un fichier, pourquoi ne pas considérer, comme cela est déjà le cas depuis vingt ans pour des contenus académiques, que ce qui est loué par la bibliothèque pour ses usagers c’est un accès et des services?"

- Le portail documentaire : les pré-requis – Davidolib

Une présentation de David Olievero faite lors du stage « Le portail documentaire : du projet à la réalisation » organisé par Mediat Rhône-Alpes. Tout y est : les aspects stratégiques, organisationnels, communicationnels, la légitimé du projet, débrouillabilité et appropriation des outils… A visionner +++

- As a Revolution Takes Root, a Library Grows – Library journal

Quand une révolution prend racine, une bibliothèque pousse … celle des indignés de Wall Street.

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États d’âme sur la diffusion de ma veille

Dans un billet précédent j’expliquais que :

l’objectif d’une veille est d’apporter l’information dont le destinataire à besoin au moment où il en a besoin. C’est en cela que le veilleur est un capteur de signaux faibles dans les flux continus d’informations. Il ne s’agit pas seulement de repérer les bonnes ressources, il faut pointer l’information pertinente et la rendre disponible et utilisable pour soi mais aussi pour sa communauté de pratique ou d’intérêt. Veiller c’est donc et surtout diffuser, partager et capitaliser.

Depuis plusieurs semaines je m’interroge sur la manière dont je partage et je diffuse ma veille sur le web social.  Un regard critique que je désire partager.

Eviter l'écueil du narcissisme social - (Par cabbit. CC-BY-SA Source : Flickr )


Facebook a bonifié ma veille ou les limites d’une diffusion automatisée :

Dans un premier temps j’ai utilisé Facebook comme un simple canal de diffusion automatisée de ma veille via le service dlvr.it. Il me suffit d’appuyer sur le bouton de partage disponible dans mon Google Reader pour nourrir le flux rss qu’utilise dlvr.it pour propulser l’information sur mes profils sociaux. Un moyen très pratique mais qui ne diffuse qu’une information à faible valeur ajoutée. Un titre et une url. De moins en moins satisfait, j’ai décidé d’arrêter ce type de diffusion sur Facebook et de faire l’effort de “contextualiser” chaque information partagée par un commentaire ou une citation. Il m’arrive aussi d’indiquer par un “A lire +, ++, +++” un article que je considère important à lire. D’autre part je m’implique de manière plus active dans l’animation de ma communauté Facebook. Je « like » les ressources que je trouve intéressantes, en ayant bien conscience qu’il s’agit là que d’un indice de popularité sociale, et surtout je commente par une précision, un avis voire même un lien, les statuts de me amis. Les résultats sont assez concluants. Il est rare qu’une information partagée sur mon profil ne soit pas « liker », reprise ou commentée. Je fais le même constat avec Google+, avec peut être à termedes effets plus bénéfiques pour mon référencement. Sans aucun doute une veille accompagnée d’une médiation facilite la possibilité d’un échange et confirme les propos de Jean François Gayrard :

Il ne s’agit pas d’être sur les réseaux sociaux pour être sur les réseaux sociaux parce que c’est à la mode. Il faut y être pour le partage et l’échange. Pour ce qui est du partage, certains partagent mais n’échangent jamais. On est en plein dans le narcissisme social ; « si tu veux que l’on s’intéresse à ce que tu fais ou ce que tu as dire, intéresse-toi à ce que les autres font ou ont a dire »

Plus intéressant, ce travail de médiation a bonifié ma veille. Commenter ou annoter m’oblige à prendre du recul sur ce que je vais partager. Ce temps court d’écriture m’a souvent convaincu de ne pas partager une information que j’avais jugé a priori intéressante. Avec un simple bouton de partage je n’aurais pas hésité à le faire, presque comme un réflexe.

Le maillon faible : Twitter ou le veilleur ?

Je n’ai pas réussi à faire ce travail avec Twitter. Ma time line continue à diffuser automatiquement ma veille tel un robinet d’information sans valeur ajoutée aucune.
Contrairement à Facebook, je n’ai aucune pratique sociale de Twitter. Je ne suis pas un adepte des #FF, je ne remercie pas lorsque l’on me retweete et je dois même vous avouer que je suis très rarement la time line de mes followers. Je retweete quelques infos lorsque j’y jette un oeil à mes minutes perdues. Par contre je suis très attentif aux tweets liés à un hashtag événementiel comme lors du dernier #Bookcamp4. Mais je ne participe pas plus aux échanges.

Pas de valeur ajoutée et aucune animation de communauté. Face à ce constat je me suis interrogé sur l’intérêt de garder ce profil. J’ai donc posé la question à mes followers. L’un d’eux m’a répondu “ L’intérêt ? Celui de ceux qui suivent !” A force de cogiter on ne voit plus l’évidence.

La question serait plutôt de savoir si je désire continuer à diffuser ma veille de manière automatique sur Twitter. Non, dans l’absolu. Mais ce n’est pas si simple. Il m’est difficile de faire un simple copier-coller de mes annotations Facebook sur Twitter – ce que je fais sans souci avec ma liste de partage sur Google Reader grâce à la fonctionnalité "envoyer à". Le petit oiseau bleu m’oblige à 140 caractères, tiny url et mention source comprises. Il faut donc aller à l’essentiel en 80 caractères, parfois jusqu’à la caricature. Je crois surtout que je ne suis pas compatible avec Twitter. Va pour le robinet et ceux qui s’y abreuvent n’auront qu’à valoriser ;-).

"Trop de couleurs distrait le spectateur" J.Tati -(Par kool_skatkat. CC-BY-SA Source : Flickr )


Diffuser moins et mieux et revenir à une veille durable

Récemment, J’ai reçu un message d’une bibliothécaire qui me faisait part de son sentiment paradoxal. A la fois elle appréciait mes recommandations de lecture et en même temps elle était frustrée de ne pouvoir tout lire. Ce fut un déclic. Partager trop d’informations, tue la veille. J’ai donc levé le pied. Je considère qu’au delà d’une quinzaine de recommandations par jour, je contribue à la sursaturation informationnelle ambiante. Ce quota est arbitraire mais il a au moins le mérite, couplé avec l’effort de « contextualisation », de m’éviter l’écueil du partage réflexe.

Un dernier point. La diffusion de sa veille sur les réseaux sociaux est éphémère. C’est une lacune majeure. Sachant qu’un message sur Facebook n’est visible qu’une poignée d’heures en moyenne, que reste-il des liens partagés au bout d’une semaine ? En outre Il est très difficile de capitaliser l’information disponible sur les réseaux sociaux. Il est donc important de revenir à « une diffusion durable ». La « Veille apprivoisée » est une tentative. Chaque semaine je publie sur ce blog, le meilleur de ma veille commentée en moins de 10 liens. Celle-ci est ainsi taguée, indexée, visible et pérenne. Elle s’adresse à ceux qui ne sont pas sur les réseaux sociaux et ils sont nombreux dans notre communauté professionnelle, mais aussi à ceux qui n’ont pas un temps infini à consacrer à la veille.

La feuille de route se précise donc :

- Miser sur la qualité et moins sur la quantité d’informations partagées.
– Apporter une valeur ajoutée à ce qui est propulsé.
– Animer la communauté d’amis sur Facebook/Google plus (?) car elle m’enrichie de ses recommandations et de ses commentaires.
– Utiliser Twitter comme un simple canal de diffusion.
– Laisser une trace durable sur ce blog avec la « Veille apprivoisée ».

- Ne pas oublier que tout cela est terriblement chronophage…

La veille apprivoisée #2

Baywatch cabin - Par iuk. CC-BY-SA Source : Flickr

Sélection hebdomadaire d’informations parues sur le web concernant le monde de l’info-doc et les enjeux du numérique.

- Médiation numérique : réappropriation vs autonomie – Bilbiobsession

"En reléguant le travail des bibliothécaires à du culturel, nous sommes coupés d’une part des enjeux d’accès à l’information tout court. Il y a là un élément très important à comprendre pour faire en sorte que la médiation numérique ne soit pas perçue comme enjeu lié à un seul type d’équipement, les EPN OU les bibliothèques et se transforme en une manière déguisée de remobiliser des élus autour d’équipements au financement public en déclin. Il nous faut penser de nouveaux dispositifs de médiation." Lire les commentaires sur ce lien.

- La guerre des supports : la réponse marketing d’Amazon - La feuille

"Les liseuses et tablettes sont bien en train de bouleverser le marché de l’informatique pour le faire passer d’un marché centré sur la technologie à un marché centré sur les contenus. Et dans ce domaine, c’est le marketing qui devient le coeur de la guerre"

- On a piraté le droit de propriété intellectuelle – Homo numericus

"Les extrémistes du copyright ont étendu au cours des 25 dernières années l’application du droit de propriété intellectuelle à un point qui menace les fondements même de nos sociétés : la liberté d’expression, le droit d’information, la culture, l’éducation et même la santé publique. Autrement dit, c’est le bien public qui est pris en otage par des intérêts privés au nom d’un droit devenu absolu et opposable à tout."

- Avons-nous un parti pris contre la créativité ? – Internet Actu

"Les gens affirment explicitement apprécier les idées créatives, mais bien souvent, ils les considèrent négativement et ont tendance à les rejeter car elles ont tendances à générer un sentiment d’incertitude. Mieux au sein d’une organisation. Le créatif fait un piètre manager car aux yeux de ses subordonnés : un leader crédible doit être sérieux plutôt qu’original." ça vous parle amis bibliothécaires ;-) ? Lire les commentaires sur ce lien.

- Le contenu n’a plus de valeur - Zéro seconde

"Quand le temps de présence en ligne passe par un réseau social, il faut compter sur les citations, et uniquement les citations, pour espérer avoir de la visibilité. le contenu n’a plus de valeur, mais que c’est la référence qui en a." Le régne des influenceurs sur la qualité des contenus ? Lire les commentaires sur ce lien

- Pourquoi les avis négatifs ont-ils un impact positif sur les ventes ? - Internet Actu

“les critiques négatives, argumentées et bien écrites, ont tendance à favoriser les ventes d’un produit car elles permettent à l’utilisateur de mesurer le risque qu’il prend” Voila de quoi relancer le débat sur l’idée que la médiation ne se résume pas à une valorisation des coups de coeur.

- Les bibliothèques publiques de Toronto évitent les coupures dans un nouvel écosystème des médias - Bibliomancienne

Les habitants de Toronto ce sont mobilisés avec succès pour éviter les coupes budgétaires des bilbiothèques publiques. Qu’en est il des citoyens Montréalais lorsque l’on apprend dans les commentaires du billet de Bibliomancienne la fermeture de la section adulte de la bibliothèque Georges-Vanier. Un silence assourdissant, non ?

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Les représentations des bibliothèques : l’impact des clichés culturels relatifs aux bibliothèques et aux bibliothécaires sur le public et les personnels par Pascal Siegel

Je viens de participer à un colloque en Roumanie ayant pour thème la formation des bibliothécaires. J’ai eu le plaisir d’écouter la remarquable communication de Pascal Siegel, responsable de la politique documentaire et de la chaîne de traitement du document au SCD de Lille 3.  Celui-ci  a tenté d’identifier les principaux clichès relatifs aux bibliothèques et aux bilbiothécaires et a souligné  l’impact que ces clichés ont sur le public mais également sur le personnel de bibliothèques.

Pourquoi s’interesser à  ces clichés ? D’une part, ils restent pour le public la vitrine de notre métier. Même faux ils constituent des référents par rapport auxquels le public se situe peu ou prou. D’autre part ces clichés influent également les personnels des bilbiothéques : en amont, car ils sont à l’origine de certaines vocations professionnelles – le fameux j’aime les livres; en aval, car ils incitent certains bilbiothécaires à vouloir à tout prix s’en démarquer.

"Autant de facteur qui font de ces clichés un réalité sociologique qui a un impact décisif dont nos formations devraient davantage tenir compte" conclut l’auteur.

Avec l’accord de Pascal Siegel, je publie ci dessous sa présentation. Merci à lui.

Télécharger la version avec les menus interactifs;

En complément : ce minisite : L’image des professionnels de l’information dans les œuvres de l’esprit et cet article du bbf Entre clichés anciens et représentations réalistes Quelques images récentes de bibliothécaires.

La veille apprivoisée : une revue de web en info-doc

Portrait of - Par pedrovezini. CC-BY-SA Source : Flickr

Sélection hebdomadaire d’informations parues sur le web concernant le monde de l’info-doc et les enjeux du numérique.

Je tiens à remercier Bibliomancienne de m’avoir donné en publiant sa nanoveille la clef d’une diffusion durable et capitalisable de ma veille.

Médiabitus : devenir médiateur numérique au quotidien

Comment identifier rapidement et efficacement une communauté d’intérêt pour y entrer ? Comment recommander ses trouvailles efficacement, éclairer des choix, devenir un médiateur identifié sur un thème, concrètement ? Mediabitus !

Pour des collections numériques appropriables

Questionnements actuels autour de la place des collections dans le nouvel environnement numérique. L’occasion d’imaginer ce que pourra être la façon de se construire une culture pour les futures générations de digital natives.

L’indexation est-elle soluble dans le(s) bouton(s) ?

" Mais là où les folksonomies créaient une valeur / valorisation documentaire partageable par tous et accessible à chacun, les boutons improprement désignés comme boutons "de partage" laissent toute la valorisation, toute la thésaurisation à la seule discrétion des sites hôtes (Google pour le +1, Facebook pour le Like, etc.). Ce partage là est l’avatar d’un libéralisme cognitif qui vise à mettre à disposition de quelques-uns l’usufruit du labeur documentaire de chacun d’entre nous "

DRM: près de 200 éditeurs disent non (Aldus – depuis 2006)

"Le chiffre des éditeurs NO-DRM a presque doublé, c’est désormais presque 200 éditeurs qui ont compris les problèmes dans l’interprofession et surtout le respect, la confiance qu’ils devaient à leurs propres lecteurs. Libérons nos livres."

Pays-Bas : La gare de Harleem s’équipe d’une bibliothèque ActuaLitté – Les univers du livre

"les gens veulent lire, mais il n’ont pas le temps d’aller à la bibliothèque" A Harleem à 20 km à l’ouest de Amsterdam se trouve une gare, qui offre aux usagers de pouvoir emprunter un livre, pour leurs trans ports quotidiens. Un belle application du concept de la "bibliothèque atomisée".

Amazon lance le prêt en bibliothèques de livres pour Kindle  

Amazon permet désormais d’emprunter des livres électroniques pour son Kindle via le site Internet de 11 000 bibliothèques américaines, en bénéficiant des fonctionnalités de notes et de marquages de l’appareil. Amazon transforme les bibliothèques en librairies…

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